mercredi 18 septembre 2013

*Vacances* (...suite...)

Rhoo! Il le faisait exprès le saligaud! Il le voyait bien le trouble dans son regard et il s'en amusait!
Chanty baissa soudainement ses émeraudes et fit taire le mal dans son bas-ventre et tenta de faire taire son cœur qui cognait contre sa poitrine. Non mais et puis quoi encore! Elle n'allait pas se donner en spectacle quand même non?

Elle se dégagea, le rouge aux joues, et courut à l'eau sous le rire goguenard de Leroy. Pff! Il avait surement eu déjà beaucoup de petites amies mais elle, elle n'avait eu personne, pas même un baiser! Quelle tristesse à 16 ans! Le nordique entra à son tour dans l'eau et vint nager tranquillement à côté de la Gryffondor.

«Comment ce fait-il que tu sois seule ici Chanty?»
«J'ai passé l'été ici, maman est en pleine préparation de son prochain défilé et papa est sur une mission à long terme alors je préférais être ici plutôt que seule de l'autre côté. Et toi? Pourquoi être revenu si tôt? Tu as une famille ici pourtant.»
 «Ah! Seule de l'autre côté ou seule ici…tu es seule quand même! Pour ma part, j'en avais marre d'être chez mes parents, ils me saoulent tout le temps pour que je reprenne les affaires familiales et je n'en ai pas le désir. Et puis, j'avais autre chose à faire.»
Il n'en dit pas plus, gardant le mystère de ses allées et venues…comme toujours. Il disparaissait et réapparaissait à Poudlard et elle ne savait pas trop pourquoi. Il gardait un secret c'était certain, mais elle ne savait pas lequel.

Continuant de barboter dans l'eau, elle était troublée. Pourquoi il était là, avec elle? Il ne semblait pas vraiment intéressé à elle pourtant, il n'était pas indifférent. Pas toujours mesquin, et pas toujours gentil. C'était un homme étrange…oui, oui, malgré son âge, il était déjà un homme avec une certaines maturité, comme si on la lui aurait imposée. Hautain, ça c'est certain, mais la rouquine passait par-dessus ce trait de caractère et parfois, ce côté disparaissait avec elle.
 Ils étaient amis, mais, ils ne l'étaient pas vraiment. C'était étrange comme relation entre Leroy et Chanty. Il savait qu'elle était attirée par lui, mais il l'ignorait, et lorsqu'elle ne montrait rien de particulier, il faisait comme tout à l'heure, il jouait à l'aguicher. Tantôt distant, pourtant, il semblait parfois rechercher sa compagnie pour X raison qu'elle ne savait pas. C'était un garçon insaisissable. Ou c'était peut-être juste elle qui ne savait comment cerner les gens.
Haussant les épaules, elle laissa ses pensées de côté puis fit la planche sur le dos et se laissant emporter par le bel après-midi.

Ils se baignèrent encore une bonne quinzaine de minutes, puis ils sortirent de l'eau. Partageant la serviette, ils s'épongèrent l'un après l'autre puis prirent place sur la grande couverture, réchauffée par le soleil. Couchés côte à côte, ils lézardaient au soleil. Chanty tourna la tête vers le Nordique et le vit soucieux. Elle se demandait bien ce qu'il pouvait avoir, mais en profita tout de même pour regarder son corps dénudé. Se tournant de côté, face à lui. Il portait un maillot aux couleurs des Serpentard, surement une grande marque, car il était d'une coupe parfaite. Ses émeraudes se promenaient sur les coutures avec connaissance et appréciation du travail de la couturière.

«Tu sais, si tu continues à regarder mon maillot, je vais me faire des idées!»

Elle revint rudement à la réalité, empourprée et bafouillante. «Heu! Non…ce n'est pas…je n'heu! Je regardais la qualité des coutures.»

Leroy se tourna alors sur le côté à son tour, la tête posée sur son poing. Quelque chose avait changé dans son attitude et la rouquine ne put l'analyser encore une fois.  «Tu me dragues?»

«Heu! …Non! Pas du tout je…ça te dérange?»

Le regard verron du grand blond se remplit de surprise. Ils étaient face à face, tous les deux la tête sur la main et se regardaient yeux dans les yeux. Chanty laissait voir pour la première fois qu'elle n'était pas insensible au Serpentard.

«Heu! Non! Oui! Ce n'est pas une bonne idée!»
«Pourquoi?»
«C'est dangereux de me draguer aujourd'hui»

Euphémisme, ne l'était-ce pas en tout temps? La rouquine se mordit légèrement la lèvre inférieure, ne délaissant pas les yeux de Leroy. «Dangereux? Je ne comprends pas!»
«Parce qu'aujourd'hui, je suis…disons…frustré!» Ce disant, son regard était descendu sur la poitrine de la jeune femme.

La Gryffondor suivit ce regard et un petit sourire se dessina sur ses lèvres. «Ahh! Frustré? Dans quel sens?» Dit-elle d'une voix rauque, ses émeraudes plissées.



«Dans le sens de…bah! Tu vois…pas besoin de te faire un dessin si?»
«Je ne veux juste pas me méprendre, dans le sens de…»
«Le sens de frustration dans le genre que fait ce genre de vue présentement» dit-il montrant du menton sa poitrine rebondit, ce qui la fit rougir.
Elle maintient son regard fixé sur son visage. Jamais elle n'avait fait cela. Oh! Pas qu'elle se sentait très sur d'elle, mais, ses sens avaient pris le dessus. Aussi, son sourire disparut, au contraire de celui de Leroy, et sérieusement, elle lui dit. «Et pourquoi tu te retiens alors?» Inconsciemment, ses lèvres étaient demeurées entre- ouvertes.
Pour sa part, une étrange expression s'était faite sur le visage du Serpentard. Stupéfaction! «Q-Quoi!»
«C'est toi qui as besoin d'un dessin maintenant?» dit-elle avec un sourire taquin.
Une flamme passa dans le regard verron de Leroy, mais il secouait la tête. «Non Chanty, il ne faut pas. Ce ne serait pas bien, ni pour toi, ni pour moi.»

Chanty ne comprenait pas trop. S'il en avait envi, si elle aussi en avait envie, pourquoi alors? Elle voyait dans son regard une certaine flamme, pourtant, il ne reculait pas non plus! Le cœur de la rouquine commençait à s'emballer. Elle n'avait jamais dragué, même Hugo elle ne le draguait pas et encore moins Défo.
Leroy s'était différent, certes il l'attirait énormément, peut-être même avait-elle quelques sentiments plus qu'amicaux, mais était-ce l'amour avec un grand *A*? Non! Il ne fallait pas se leurrer, le Serpentard n'avait pas l'air du genre à roucouler comme un gamin malgré son jeune âge.

Déçu, elle soupira et se redressa assise sur ses talons, époussetant une poussière invisible, cherchant à reprendre contenance. Elle devait être trop moche pour lui, elle n'était pas un super canon, riche héritière au sang pur. C'était peut-être mieux ainsi, elle aurait surement fait une bêtise, juste pour un désir qui devenait envahissant. «D'accord, j'ai compris!» Dit-elle, mettant son bras normal par-dessus celui handicapé, essayant de le cacher.

Comme s'il avait lu dans ses pensées, il se redressa également pour s'assoir, le dos très droit, les mains en avant comme pour la calmer, mais son sourire était revenu, avec une pointe d'excuse. «Non, non, ce n'est pas ce que tu crois.»

Chanty le regarde droit dans les yeux. «Alors explique...»

Leroy leva les mains au ciel pour les rabaisser vers elle. «Franchement... juste parce que là, aujourd'hui, je suis frustré, je ne vais pas te sauter dessus! Que pour du désir!»

La Gryffondor leva les yeux au ciel, exaspérée. «Et qui te dis que je ne le suis pas moi aussi frustrée»
Le jeune homme souriait, ne la croyant pas. Il la voyait comme encore une petite fille. «Et depuis quand tu es frustrée toi...?»
Mais Chanty ne le trouvait pas drôle. Elle se pencha vers lui, s'emparant de sa main pour la mettre sur le haut de sa poitrine, là où il pouvait sentir les battements de son cœur. «Bah! Quoi! Je suis humaine, je ne suis pas de bois, je suis faites de chair tout comme toi tu sais!»
Tout sourire disparu, le nordique fronça les sourcils, et retira sa main pour la poser sur la joue de Chanty. «Je sais bien... mais je ne suis pas celui qu'il te faut tu sais...»

La rouquine se retourna pour s'assoir face au lac et ne plus le regarder. Là il était vrai qu'elle était frustrée, et son bas-ventre douloureux n'arrangeait pas les choses. «Bon sang Leroy, je te demande pas en mariage, mais bon si je ne suis pas assez bien pour toi je ne supplierai pas.» Après une fraction de seconde de silence, elle ajouta dans un soupir. «Laisse tomber»

Le grand blond était surpris. Il n'avait jamais vu la douce petite chanty de cette manière, agir de la sorte. Il fronça les sourcils. «Mais enfin Chanty, qu'est-ce qui te prend tout d'un coup?»
C'était l'arroseur arrosé, la situation était inversée. Enfin presque! Il semblait mal à l'aise, malgré le désir qu'elle pouvait entendre dans sa voix.
Elle se redressa encore une fois et lui fit face avec un air décidé, qui ne lui était pas habituel. «Qu'est-ce qui me prend? Voilà ce qui me prend!»

Tout en se soulevant, elle glissa sa main normale sur la nuque de Leroy et l'attira à elle et prit ses lèvres…

vendredi 6 septembre 2013

☼Vacances (suite...)

Chanty ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance, mais elle était vraiment gelée cette fois et la peur d'être malade fini de la décidée, même si elle savait que le serpentard risquait bien de ne pas tenir sa promesse. Elle claquait des dents lorsqu'elle reprit la parole.

«Tu le promets?»
«Tu sais très bien que je suis un serpentard, crois-tu pouvoir me faire confiance?» Dit-il avec un air étrange dans le regard. «Mais…as-tu le choix?»

Grr! Non! En effet, elle n'avait pas le choix. Tant bien que mal, elle essaya de se cacher du mieux qu'elle pouvait. Son bras normal cacha son petit duvet dénudé et, de celui handicapé, elle couvrit à peine la moitié de son opulante poitrine. Elle sortit de l'eau, fixant ses émeraudes sur le regard verront, fermé, du grand blond, prête à retourner à l'eau s'il ouvrait un seul de ses yeux.

Il tenait la serviette de ses deux mains, présentant un refuge chaud pour la rouquine, qui s'y glissa rapidement. Les bras de Leroy se refermèrent sur le corps de la jeune femme qui frisonna sous la chaleur de la serviette qui entourait la nudité de la sirène. Elle grelottait maintenant malgré la chaleur de la journée et de la serviette, aussi, Leroy entreprit de la frictionner énergiquement avec un regard étrange, qui mit Chanty mal à l'aise.

Il était bizarre, ou peut-être était-ce son attirance physique vers lui qui faisait qu'elle ne savait comment agir avec lui. Pourtant, il ne fit rien de déplacé ou d'oser, mais elle commençait à avoir chaud…très chaud!
Le Serpentard du sentir son malaise, car il la lâcha subitement avec un sourire narquois qui fit rougir de plus belle la rouquine.
Elle releva la tête en signe de défi et se pencha pour prendre son maillot de bain. En se relevant, elle échappa un pan de la serviette et avec un petit cri de bête blessé, elle se rua dans les arbustes pour s'habiller, rentrant la tête dans les épaules en entendant Leroy rire.
Pff! Pourquoi était-elle tant attirée par ce garçon? Elle n'aimait pas spécialement les blonds en plus, alors pourquoi lorsqu'il se retrouvait près d'elle, elle se sentait rougissante et gauche? La réponse était facile à trouver, il l'attirait physiquement voilà tout!
Elle secoua la tête avant de sortir du bosquet. *Allons, reprends-toi! Ce n'est que de l'attirance physique après tout, il n'est pas le seul garçon qui t'attirera dans la vie*
Forte de cette résolution, elle vint s'installer sur la couverture et leva la tête vers Leroy, toujours debout.

«Hé! Bien…assieds-toi, tu as faim?»

Avec un sourire en coin, il s'exécuta, semblant toutefois la trouver un peu idiote.
Pourquoi le fit-il? Elle ne le savait pas trop, et ne chercha pas à savoir. Elle n'était plus seule pour son repas, alors autant en profiter!

Elle se tourna vers le panier de pique nique et l'ouvrit pour en sortir les victuailles, verres et jus de citrouille. Elle regretta à l'instant de ne pas avoir pris une bouteille de vin, mais bon, tant pis, elle aura l'air d'une enfant et c'est tout!

Pourtant, la jeune rousse avait bien changé en seulement une année. Elle avait perdu du poids, avait légèrement grandi, elle devenait une belle jeune femme, mais n'en avait pas conscience. Peut-être pour cela qu'elle n'arrivait pas à déchiffrer le regard verron du grand blond, mais, le Serpentard la toisait plus avec un brin de supériorité, même s'il n'était pas vraiment mesquin ou méchant, la rouquine sentait qu'il la prenait pour une enfant malgré tout.

«Tu veux un jus de citrouille?» Dit-elle en lui versant un verre, mal à l'aise.

Elle aurait dû mettre ses vêtements plutôt qu'un simple bikini, elle était gênée et maladroite.
En levant le verre, elle percuta sa cuisse et le jus se répandit sur son ventre. Avec un cri d'indignation, elle essaya de prendre sa serviette de plage afin de s'éponger, mais Leroy arrêta son geste.

«Allez, viens, on va à l'eau petite souillon!»

Il se leva et avec des gestes, ma foi calculé, il enleva son t-shirt semblant faire exprès pour faire jouer ses muscles déjà bien développés pour un garçon d'à peu près le même âge. Peut-être était-ce normal pour un Nordique, elle ne le savait pas, mais ses émeraudes étaient un peu trop attirées par le spectacle qu'elle avait devant elle. Il du le sentir car un sourire narquois se dessina sur les lèvres du grand blond qui,  jouant le gentleman, il lui tendit la main. Elle y déposa la sienne de son bras valide, cachant inconsciemment celle handicapée et il la tira si facilement debout, qu'elle vint percuter contre sa poitrine…

mardi 20 août 2013

☼Vacances☼ (suite...)

Une tête blonde apparut du haut des branchages de la végétation suivant la route. Leroy! Mince! Il n'était pas seul! Accompagnait le Serpentard, Tabris et Thybalt, ses deux compères. Ils se tiraient la pipe allègrement en arrivant sur la berge du lac. Chanty ne bougea pas d'un iota. Qu'est-ce qui lui avait pris de se baigner nue! Elle regrettait cette assurance maintenant. Peut-être que si elle ne bougeait pas, ils ne la verraient pas et passeraient leur chemin. Mais c'était sans compter ses trucs sur le sable.

Le trio s'arrêta net en voyant la couverture, fouilla du regard la plage mais ne trouvant personne, et, comme s'ils s'étaient donnés le mot mentalement, ils tournèrent la tête vers le lac.

La rouquine était mortifiée! Ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre que des Serpentard?…surtout ce trio!
«Tiens, tiens, mais qui voilà! Salut Chanty! Tu joues à la sirène?» Dit Leroy avec un sourire en coin.

Quand il était avec ces deux-là, il était légèrement différent…plus hautain que d'habitude. Elle fut sur le qui-vive immédiatement. Ils allaient se moquer, c'était certains! Les garçons ne semblaient pas passer leur chemin au grand dam de la jeune fille. Pire! Tabris eut un rire goguenard. Thybalt lui? Bah! Il resta de marbre, comme toujours, le Polak semblait au-dessus des autres. Elle ne les aimait pas ces deux-là!

«Salut Leroy! Tu es revenu de vacances plus tôt que prévu.» Dit-elle mal à l'aise.

«Ouais…on avait des…trucs à faire! Viens nous rejoindre» dit-il avec un mouvement de la main.

Immobile dans l'eau, sa lourde chevelure rousse flottant autour de sa personne, Chanty commençait à grelotter. L'eau fraîche, c'était bien quand on nage et qu'on s'entraîne, mais immobile, ça devenait vite froid. "Bon sang! Qu'ils passent leur chemin que je sors de là!"
Mais non, bien au contraire, elle eut la mauvaise impression que ce ne serait pas aussi facile. En effet, le grand Serpentard aux cheveux mauves eut un sourire encore plus moqueur lorsque son regard tomba sur ses vêtements sur la couverture. Il ramassa son haut de maillot de bain et ricana.

«Bien oui Chanty…viens nous rejoindre!» Son sourire mesquin en disait long sur ce qu'il pensait.

La Gryffondor rougie violemment, et se mit à reculer instinctivement. Mais les garçons n'étaient pas intéressés à entrer dans l'eau pour lui faire du mal, non, plustôt se moquer c'était plus leurs styles. La rouquine fit une mimique désabusée et resta planté là où elle était.
Leroy s'empara du tissu des mains de Tabris. Il regarda étrangement ses deux serpents et ils semblèrent comprendre un message qu'elle ne put déchiffrer elle-même. Thybalt haussa les épaules, stoïque comme à son habitude, mais Tabris eut un rire salace et entraîna le Polak sur la route en criant à Leroy.

«Allez, on vous laisse, amusez-vous bien les tourtereaux.»

Si Chanty était rouge avant, là, elle devint cramoisie! Non mais, qu'est-ce qu'il allait penser ce vil personnage!
Une fois partis, Leroy se retourna vers le lac avec un sourire plus naturel. 

«Le rouge te va bien» «C'est ça rigole…ils vont en faire des gorges chaudes toute l'année tes copains de malheur!»

Le grand blond éclata de rire, se pencha pour prendre la serviette de bain, pour venir près de l'eau.

«Allez, sort de là, tu vas finir par attraper froid.»

«…»

Un sourire narquois se fit sur ses lèvres.


«Allons…promis, je ferme les yeux, je ne te regarderai pas toute nue…»

lundi 12 août 2013

☼Vacances☼ (suite)

«Hé! Bien! Tu pars alors qu'on revient des vacances plus tôt afin de passer un peu de temps avec toi?» «Tari! Kritos! Comme je suis heureuse de vous voir!»

Ses deux amis Gryffondor se tenaient sur le pas de la porte, sourire aux lèvres. Chanty se jeta dans les bras de la demi-elfe et du demi-chat. En effet, Kritos avait de jolies oreilles de chat, ce qui faisait craquer la rouquine. Elle avait un faible pour les oreilles pointues, elle n'y pouvait rien!

«Tari! Kritos! Comme je contente de vous voir! Je vais aux berges du lac, la journée est magnifique, vous venez avec moi? On fera une baignade et j'ai dans mon panier, de quoi nourrir un bataillon!»

Le couple accepta de se joindre à elle, et comme par enchantement, l'elfe de maison apparut devant eux. Il n'avait vraiment rien d'autre à faire celui-là, que de surveiller la jeune femme!

«Skipy peut apporter les bagages dans votre dortoir… Skipy est là pour aider.» Dit-il avec maintes petites courbettes.

«D'accord» dit Kritos.

«Merci Skipy, tu es un elfe très efficace!» Chanty avait cru bon de remercier l'elfe, qui s'était démené pour lui faire ses 4 volontés durant tout l'été.

Le trio partit donc l'esprit tranquille vers les berges du lac, se racontant leurs vacances respectives, tout à leurs joies de s'être retrouvés. Une fois sur place, Chanty sortit tout son attirail de pique-nique, étendit une grande couverture sur le sol et s'assied en invitant ses amis. La joie de se revoir était grande, mais, malheureusement, ce fut de courte durée.
Ils n'avaient même pas eu le temps d'aller tremper leurs orteils dans l'eau, ni même de mettre leurs maillots de bain, qu'une dispute éclata entre Tari et Kritos.
La rouquine était très mal à l'aise et ne voulait prendre ni pour l'un, ni pour l'autre. Elle les aimait tous les deux.
Le gamin aux oreilles de chats se leva et partit en rageant contre le demi-elfe, qui se leva à son tour.

«Je m'excuse pour tout ceci Chanty, on se revoit plus tard d'accord.» Elle se mit à courir derrière le garçon en criant son nom.

Ouf! C'était mieux ainsi, mais ça avait un peu gâché son début de journée. Elle haussa les épaules et ouvrit son panier rempli de victuailles et se prit un verre de jus de citrouille. L'eau miroitante était tentante et elle décida d'aller y barboter tranquillement.

Regardant de droite à gauche et derrière. Personne! Haussant les épaules avec un sourire pour elle-même, elle décida de se baigner nue. Après tout, elle avait été toute seule tout l'été et les vacances n'étaient pas encore terminées, alors pourquoi avoir de la gêne! Kritos et Tari ne reviendrait pas elle en était certaines.

Rapidement, elle laissa tomber ses vêtements sur la couverture et marcha vers l'eau.
Elle était délicieuse! La Gryffondor barbota quelques minutes, nagea au large, revint en mode course, histoire de s'entraîner un peu et revint vers le rivage, où elle fit la planche, se reposant dans le calme de l'après-midi, partit dans ses rêveries. Mais la faim la fit revenir à la réalité. Elle replongea pour revenir sur la berge doucement, profitant des derniers instants dans l'eau rafraîchissante.

Elle venait de toucher le, sortant de l'eau de moitié de son corps, lorsqu'elle entendit des voix de garçons dans les branchages de la petite route. Elle se replongea illico dans l'eau jusqu'au cou, juste au moment où….

mardi 6 août 2013

Du nouveau

Bonjour, bonjour!

Petite parenthèse pour annoncer du nouveau dans mon blog!
Effectivement, je publierai toujours les chapitres des aventures de ma Chanty, mais,
comme tout ceci est long à venir et à publier, j'ai décidée de changer ma méthode
de mise en ligne des dits chapitres.
Hé! Oui! les amis, sous les conseils d'un ami, je posterai un chapitre par mois...du moins je vais faire de gros efforts en ce sens, mais, quelques paragraphes par semaine, afin de vous garder en haleine et peut-être récolter de nouveaux lecteurs.

Alors voilà, ça commence dès à présent avec mon nouveau chapitre plus bas, en espérant que cette nouvelle formule vous plaira.
À bientôt, et merci d'aimer mes petits écrits.

Sonia
Alias Chanty!

☼Vacances☼

La journée était splendide. Le ciel était bleu, sans aucun nuage, la chaleur était de la partie et l'on était au milieu des vacances scolaires. Chanty avait 16 ans et avait bien l'intention de profiter de cette journée pour aller sur les berges du lac avec un bon pique-nique et de la baignade.

Elle n'était pas rentrée chez elle pour les vacances, sa mère étant en plein milieu de la préparation de sa nouvelle collection et son père encore en mission pour un mois ou deux, la rouquine passait son été seule. Déforaugue était parti dans la famille de Miadalla et Hugo n'avait pas donné signe de vie depuis deux mois.
Elle se retrouvait seule. L'école était fermée, elle était donc déserte.
Il n'y avait qu'elle qui était demeurée dans le coin, mais la solitude ne lui pesait pas. Elle en avait profité pleinement pour découvrir des endroits inexplorés jusque-là, sans toutefois s'aventurer dans la forêt. Elle se perdait toujours dans Poudlard alors, pas question d'aller dans la forêt interdite sans y être accompagnée.

Assise toute seule à la table des gryffondors de la grande salle, elle vérifiait son sac, afin de s'assurer qu'elle n'oubliait rien, lorsqu'un elfe vint vers elle. Il s'en donnait à cœur joie pour la servir, n'ayant personne d'autre dans toute l'école, il s'approcha avec maintes courbettes de soumissions.

«Miss Chanty a besoin de quelque chose? Skipy veut servir votre jeune personne!»

La rouquine sourit aimablement. Elle ne savait plus quoi faire pour lui donner l'impression qu'il était indispensable. Elle lui avait fait faire plein de choses ridicules pour le contenter et le faire sentir utile, mais aujourd'hui, elle avait exactement ce qu'il lui fallait.

«Bonjour Skippy, oui j'ai vraiment besoin de quelque chose. J'aimerais avoir un panier de pique-nique avec du poulet froid, des raisins, du fromage, de l'eau et du jus de citrouille et d'orange…et peut-être aussi un dessert de votre cru, je vais passer la journée aux berges du lac.»

La gryffondor était de très bonne humeur et ses émeraudes pétillaient. L'elfe partit dans un *pouf* de fumée, ce qui laissa tout juste le temps à la jeune femme de finir de se préparer. Il revint au bout de quelques minutes à peine avec un panier contenant des victuailles qui la nourrirait pour au moins trois jours. Chanty éclata de rire en regardant tout ce qu'il y avait à l'intérieur.

«Mon Dieu Skippy! Je vais devenir obèse avec toi…merci beaucoup, tu m'as bien servi. Je te souhaite une belle journée!»

Elle n'avait pas l'habitude d'avoir un elfe de maison à son service. Chez elle, malgré le sang sorcier de son père, ils s'étaient toujours refusé à en employé un, préférant tout faire par eux-mêmes.

«Skippy est là pour servir mademoiselle Chanty, mademoiselle Chanty. Demandez et Skippy donnera.» «Allez va, tu peux retourner dans la cuisine, je te promets de faire appel à toi en cas de besoin.»

Elle voudrait bien devenir ami avec tout le monde, mais l'elfe ne pouvait la considérer comme telle. Il en était ainsi avec eux. La petite créature était une esclave et apparemment heureuse de son sort. Elle disparut de nouveau, laissant la jeune femme à ses occupations.

Avec un sourire attendrie, celle-ci prit son sac de plage, le mis sur son dos et s'empara du panier de pique-nique, pour partir en direction du grand hall. Elle referma la porte derrière elle, puis, fit les quelques pas qui la séparaient de la porte du château, avec une démarche dansante et chaloupée.

Sans hésitation, elle tourna la poignée et ouvrit en grand, la porte quand elle stoppa net son geste de sorti…

lundi 17 juin 2013

☼ Le rêve ☼

«Saleté d'araignées!»

Chanty tenait son fouet d'une main et son étrange dague verte incrustée de feuilles et de lianes vertes dans l'autre. Les bras levés en position de défense. Il faisait nuit et seul la lune, haute dans un ciel sans nuage, éclairait la forêt interdite. Pas un bruit à l'horizon, pas de hululement de hiboux, pas de son de bestioles à proximité, c'était le calme total…le calme avant la tempête comme on dit! Dos à dos, Alucard et elle étaient collés l'un à l'autre, prêt à l'attaque. L'amazone portait heureusement son habit de cuir noir épais avec de hautes bottes de cuirs la protégeait, mais ce soir, il était moins sûr que cela ne soit suffisant. Sa lourde chevelure noire était attachée en une très haute queue de cheval et ses émeraudes était assombrit par une inquiétude improbable chez elle.
Parcourant son périmètre à protéger, la vision d'horreur qu'elle avait devant elle, n'était pas pour la rassurée, pourtant, se battre était tout à fait dans ses cordes et elle adorait cela, mais là…

«J'espère que ce moldu en vaut la peine, Alucard! Elles viennent de partout!»

Un sourire sadique se dessina sur les lèvres du Transylvanien, qui se tenait dans la même position que la jeune femme, baguette dans une main et des poings américains munis de lames dans chaque main. Tournant légèrement la tête vers sa compagne, autant au travail que dans son lit, sa voix était d'un calme olympien et c'est avec une intonation de bravade qu'il lui répondit.

«T'as la trouille? Tu peux partir quand tu veux ma chérie.»
«Non mais tu rigole? Je ne voudrais être autre part pour rien au monde!»

La voilà qui souriait à son étrange partenaire, ses émeraudes fixées dans les azurs de son vampire, le temps sembla se suspendre durant quelques secondes. Mais la réalité les reprit rapidement. Ils étaient encerclés par une colonie d'arachnide de taille assez impressionnante, et ils n'étaient que deux. Certes, le capitaine de Quidditch était un vampire immortel, mais elle…elle n'était qu'humaine! Soit, la mission avant tout, l'amazone ferait face comme toujours, prête au combat.
La colonie se rapprochait de plus en plus et le bruit en était assourdissant.

«Tu es prête mon amour?»

Elle l'était!

«À l'attaque!!!!»

Le combat débuta dans un claquement du fouet de Chanty. Elle fonça tête première dans sa zone à protéger, dansant avec son instrument.
Des claquements secs se faisaient entendre, la nuit serait sanglante. Le couple de mercenaire était au combat, tournant sur eux-mêmes, changeant de place, ils étaient dans une osmose parfaite. Les sorts fusaient de partout! Un *expulso* envoya une grosse araignée se liquéfier contre un arbre, le fouet en coupa une littéralement en deux, quelques *incendios* eurent raisons de plusieurs. Sa dague n'était pas en reste, la noire était agile et entraînée. L'une fut éventrée, d'autres perdirent dards, pattes ou autres parties de leurs anatomie, mettant fin à leur effort pour éliminé cette mercenaire récalcitrante. De son côté, le vampire avait l'air de s'amuser. Plus rapide que la normale, sa zone de combat se nettoyait plus vite et la colonie baissait à vue d'œil. L'endroit fut bientôt maculé de sang, de cadavres et de membres des arachnides jonchaient le sol de la forêt, témoignait de l'impuissance des bestioles à anéantir le couple téméraire de mercenaire.

Voyant que sa belle en arrachait quelques peu, il lui cria entre deux meurtres d'araignées.

«Prend ton balai et attaque dans les airs.»

L'amazone, à se moment, couru à un arbre, sauta à pieds joints, et poussa pour une voltige au-dessus d'une énorme bestiole et atterrit sur son dos, sa dague en plein milieu de sa tête. La bête s'effondra au sol, tuée sur le coup.
Chanty sauta en bas avec un large sourire et se tourna vers son homme avec de la fierté dans ses émeraudes. Les mains sur les hanches, la tête haute, elle lui répondit un brin chambreur.

«T'as peur que je te surclasse mon amour?»

Tout à coup! Son sourire se figea et un air ahuri se dessina sur son visage rougi par l'effort, une douleur atroce dans le ventre.  Son souffle se coupa et le temps passa au ralentit. Chanty baissa son regard sur son ventre, mettant instinctivement les mains sur le dard qui venait de lui transpercer le ventre. C'était la reine de la colonie! Son visage, déformé par la douleur et la peur, se releva vers Alucard qui accourait vers elle avec un air affolé.

«Chanty…Chanty non!!»

Il courait vers sa belle, baguette levé, envoyant valser la meurtrière plus loin, qui mourut dans son sang, broyée par un *destructum* rageur. Les arachnides, n'ayant plus de chef, disparurent sans demander leur reste. Le capitaine fut près de l'amazone juste à temps pour la réceptionner avant qu'elle ne tombe au sol, les yeux fermés, saignant abondamment. Les crocs du vampire se firent proéminents malgré lui, mais il résista. Il l'aimait tant! Avec un effort surhumain, ses crocs se rétractèrent et il se pencha vers la femme qui était sienne depuis 2 ans seulement. Il ne pouvait pas la perdre, non pas maintenant, ils n'avaient pas eu assez de temps.  

«Ma chérie…reste avec moi! Reste avec moi! Je t'en prie!»

La jeune femme réussit à ouvrir les yeux avec peine, et leva péniblement sa main ensanglantée sur la joue de son homme, puis murmura.

«M…mon…a…mou…r»

Sa main retomba mollement et ses yeux se refermèrent.
La voyant inerte, il se mit à la secouer avec frénésie.

«Chanty…non…mon cœur, mon petit cookie…réveilles-toi…»

***

«Mon petit cookie…réveilles-toi…allons…ouvre les yeux!»

Son cœur fit un bon dans sa poitrine, et Chanty ouvrit les yeux sur un plafond beige. Elle s'assied d'un trait, en nage, trempée de sueur, sa nuisette rose tendre toute froissée. Elle regarda autour d'elle, encore embrumée. Elle était dans son lit moelleux, ses cheveux noirs en bataille. Sa chambre était colorée de beige et rouge, donnant un cachet d'une richesse discrète, une ambiance feutré et douce. C'était le matin et le soleil plombait dans la chambre à coucher et son regard émeraude rencontra les azurs d'Alucard, son tendre mari.

«Tu m'as fais peur pendant une minutes ma chérie, tu as fais un mauvais rêve je crois.»

La jeune femme soupira et se détendit en se lovant dans les bras protecteur de son homme. 5ans qu'ils étaient ensemble et c'était encore une vraie lune de miel. Il était si bon et si fort, elle se sentait en sécurité avec lui. Il la berçait doucement avec un sourire calme, sa longue chevelure brune s'emmêlant avec la sienne d'un noir corbeau.

«Quel cauchemar je ne te dis pas!»
«Raconte, ça t'aideras à oublier»

«Mon dieu c'était trop irréel, nous étions des mercenaires sorcier et tu étais un vampire en plus et moi une amazone, non mais tu t'imagine! Nous étions encerclés par une colonie d'araignées géantes qui nous attaquait. Il y avait du sang partout, c'était horrible, tu connais ma peur du sang hein!»

Le grand brun la resserra un peu plus encore dans ses bras sportifs et la rassura.

«Ce n'était qu'un cauchemar, calme toi ma chérie.» Dit-il tout en lui caressant les cheveux.

Ce simple geste l'apaisa et elle se laissa aller avec un soupir d'aise. Après quelques minutes de cette douce tendresse, la jeune femme de détacha de lui et fini par se lever. C'est qu'il était déjà tard si le soleil brillait dans leur chambre de cette manière. La lumière éclatante reflétait dans les cheveux de son amour, l'auréolant d'un éclat particulier. Elle l'embrassa en l'aidant à se lever et partie dans la salle de bain attenante à leur chambre, laissant choir au sol, sa nuisette malmenée. Alucard pu entendre l'eau de la douche couler et, à son tour, partit vers la salle de bain. Devant le miroir, il sortit son nécessaire de rasage et entreprit de faire sa toilette matinale.
Chanty était en train de se laver les cheveux quand elle sentit sa présence dans la salle de bain, et revint encore sur ce rêve perturbateur, mais maintenant qu'elle était bien réveillée, elle trouvait cela amusant. Avec un sourire taquin vers son mari, elle dit d'une voix ou perçait un brin de sensualité.

«Tu sais…j'avais un fouet dans ce rêve.»

La porte de la douche s'ouvrit et Alucard se glissa contre son corps. Avec un petit rire, il prit un gant de toilette, du gel-douche et entreprit de le passer dans le dos de sa femme.

«Quelle coquine tu devais être. Je ne t'imagine pas du tout en amazone avec un fouet.»

Quelle étrange idée en effet. Il ne pouvait imaginer sa douce petite femme, qui aimait les tenues féminines aux couleurs pastelles, en habit d'amazone avec un fouet qui plus est! Seulement, cette idée le faisait sourire. Sa main glissa sur la chute de ses reins, écoutant sa douce.

«Oh! Mais c'était tout indiqué puisque tu étais un vampire dans mon rêve, tu étais ténébreux et sexe et…je devais avoir besoin de ce fouet pour ne pas que tu ne me mords.»

Elle eu un petit rire de gorge et entoura les épaules de son mari en se collant à lui amoureusement. En guise de réponse, Alucard fit mine de sortir des crocs imaginaires et fonça sur son cou avec un grognement sadique.

«Je vous ferai mienne que vous le vouliez ou non petite brebis innocente!!!»

Elle éclata de rire en se trémoussant pour lui échapper et sortit de la douche en s'enroulant dans une serviette épaisse, chaude et moelleuse. Elle en prit une autre et emprisonna sa chevelure et l'enroula en un turban au-dessus de sa tête. Son mari termina de se laver et elle l'accueilli hors de la douche avec une autre serviette chaude.
Elle l'embrassa rapidement et lui donna les consignes du jour.

«Le gala est pour 19 hrs ce soir, ne soit pas en retard.»

Chanty passa dans la chambre et ouvrit son *walk in* et se choisit une robe bustier bleu ciel, qu'elle jeta négligemment sur le lit. Elle fouilla dans sa comme pour trouver une petite culotte de dentelle assortit ainsi que le soutient gorge complétant l'ensemble.
Elle souriait. N'était-elle pas une spécialiste de la mode? Tout était agencé, vêtements, sous-vêtement, et même les accessoires. Elle était la féminité et la fragilité incarnées, femme jusqu'au bout de ses ongles laqués en parfaite harmonie avec son ensemble du jour. Elle fouillait dans son coffre à bijoux lorsque son homme sortit de la pièce d'à côté, sentant bon *l'after shave* et elle le regarda tout en mettant ses boucles d'oreilles serties de petites pierres bleues. Elle observait son mari avec un amour infini. Bâtit comme un athlète, son corps était ferme et bien développé. Elle ne se lassait pas, son homme était magnifique! Enfilant un boxer rouge sang, elle sourit devant son petit clin d'œil coquin. Qui pourrait dire que cet homme si sérieux dans son travail de PDG dans une entreprise austère coté à la bourse, était en vérité un homme plein d'humour, de charme et de tendresse? Elle avait le mari idéal et son amour était incommensurable.

Alucard s'habilla avec son complet veston, et boutonna sa chemise. Chanty vint près de lui et l'aida à nouer son nœud de cravate.

«N'oubli pas de passer au pressing pour prendre ton pantalon noir au retour du travail.»

Son regard fut attiré par les azurs de son mari. Quelque chose d'étrange s'y reflétait, il la regardait avec une certaines perversité, qui disparut aussitôt qu'il rencontra son regard. Elle abaissa de nouveau son regard sans se poser de questions. Ce foutu cauchemar probablement.

«Si j'oubli, je mettrai le gris, cela fera l'affaire.»
«Ah! Non, pas le gris, je serai habillée de jaune soleil ce soir, il est essentiel que tu ais ton pantalon noir et ta chemise noire, sinon, nous ne seront pas assortis tout les deux…et tu sais que le moindre détail compte dans ce genre de soirée!»

Alucard l'enveloppa dans ses bras puissant et eu un petit rire en levant les yeux au ciel.

«D'accord…d'accord, toi et tes lubies saugrenues…j'irai draguer madame Guipûre derrière son comptoir, peut-être me fera-t-elle une réduction.»

La jeune femme éclata de rire en se détachant de son mari.

«Quel nom affreux, on dirait le nom d'une femme dans un très mauvais roman…elle serait bien dans le monde de mon rêve.»

Encore ce regard étrange! Qu'est-ce que cela voulait dire? Elle n'avait jamais vue Alucard la regarder fixement au point de la mettre mal à l'aise au par avant. Il se dirigea vers la porte alors que Chanty était demeuré saisie par ce regard, le regardant partir.
La main sur la poignée, Alucard tourna la tête et regarda sa femme de travers avec une intensité à faire peur.

«Tu es sur que c'était un rêve…»


Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres qui se retroussèrent, laissant entrevoir…ses crocs…