vendredi 22 février 2013

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Oyé! Oyé!

Vous tous qui jouez sur notre jeu Le monde de Harry Potter!
Dans le but d'optimiser toute les parties du jeu, l'équipe administrative a décidée de clore les inscriptions des élèves de Poudlard jusqu'à nouvel ordre.
Pour ceux qui auraient envie de s'inscrire comme élève, vous avez jusqu'à Lundi 23 Février 2013 pour le faire. Alors si vous avez des amis qui voudraient ABSOLUMENT jouer un enfant, ils ont jusqu'à Lundi, après la place sera laissée pour les adultes.


Voilà! Merci beaucoup de votre participation!

L'équipe admins.

mardi 19 février 2013

☼Le choix☼.


Déroraugue:

Les fêtes de Noël étaient passées et les cours avaient recommencé. Chanty était assidue, mais aussitôt qu'elle le pouvait, elle s'éclipsait en douce. Elle avait trouvé comment sortir de Poudlard en cachette et elle ne se privait pas pour emprunter un passage secret qu'elle ne devait sûrement pas être la seule à connaître. Pourtant, elle ne le dévoila à personne, pas même à ses amis, hormis Déforaugue, car ses escapades étaient essentiellement afin de le rejoindre pour des expéditions en forêt, pour flâner ensemble ou, encore, pour passer du temps avec Hugo, qu'elle apprenait à connaître et à apprécier.
Ce soir-là était une de ses soirées de fuite et, lorsqu'elle arriva sur la route de Préaulard, leur lieu de rendez-vous, elle courut vers lui et lui sauta au cou, comme elle avait l'habitude de faire, l'embrassant sur la joue.

«Salut, tu as passé une belle semaine au ministère?» Elle se suspendit à son bras en souriant. Plutôt taciturne, il mit sa main sur la sienne.

«Bonsoir!»

Puis, il l'entraîna silencieusement vers la taverne du vieux hibou. Ils prirent place au fond de la salle, sur une banquette, l'un face à l'autre. Ils étaient devant un verre de jus de citrouille et discutaient de tout et de rien, lorsque la rouquine vit que son ami n'avait pas l'air bien. Il n'était pas bavard…enfin…moins que d'habitude et ne répondait que par monosyllabe. Assise en face, elle se pencha et croisa ses mains sur la surface lisse, ne touchant pas le rouquin.

«Qu'est-ce que tu as ce soir, Défo? Il se passe quelque chose?»

Le roux regardait dans son verre, perdu dans ses pensées, puis finit par prendre la parole.

«Mia et moi, c'est fini!»

Net et concis!  La rouquine n'en fut pas surprise! Voilà quelques temps, elle était dans la grande salle en train de lire la gazette du sorcier, lorsqu'elle avait lu le décès de Satanel Sadame, le Serpentard avec qui elle avait discuté à la gare boréal. La blonde, à la lecture de la nécrologie, s'était enfuie de la grande salle un bon moment. Chanty en avait déduit que ses deux-là avait été plus que proches. Miadalla avait-elle été amoureuse de Satanel? Elle le croyait, sinon pourquoi sa séparation d'avec Défo maintenant?

La rouquine ne savait pas trop quoi dire. Elle avait ressenti de la compassion pour l'ex copine du rouquin sur le moment. Par la suite, elle avait été en colère contre elle de faire de la peine à son ami, mais en même temps, elle n'avait pu s'empêcher d'être heureuse de cette séparation. Miadalla n'était pas la femme qu'il fallait à Déforaugue, elle le savait, elle. Ses pensées étaient bien sûr guidées par la jalousie, elle n'aimait pas voir le roux avec elle. À chaque fois qu'elle les voyait s'embrasser, elle baissait les yeux avec un pincement au cœur. Elle devait bien l'admettre, elle ressentait plus qu'une simple amitié envers son meilleur ami, à son grand dam. Elle avait bien essayé de chasser ce sentiment, le sachant non partagé, mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Qui pouvait bien s'intéresser à elle de toute manière?! Elle, la rouquine avec un bras plus court.  Ses complexes la rendaient mal à l'aise envers la gente masculine depuis son altercation avec Thybalt et elle ne s'imaginait pas qu'un garçon puisse s'intéresser à elle. Pourtant, elle avait tellement à donner!

Même si elle était heureuse de cette séparation, Chanty était triste de voir Défo si malheureux. Elle lui prit la main et il serra très fort la sienne.

«Je suis désolée pour toi, Défo, je sais que tu l'aimais profondément.»

Rien d'autre. Elle avait compris depuis un bon moment que les long discours ne plaisaient pas à son ami, mais que seuls les gestes lui étaient importants. Ils demeurèrent ainsi quelques minutes, sans en être gênés ni l'un ni l'autre, et Chanty eut le désir de lui changer les idées.  Elle lui parla donc de son projet, discuté voilà quelque temps avec l'infirmière.

«J'ai décidé de faire quelque chose pour mon bras. Dans le monde moldu, ce n'était pas possible, mais ici, avec la magie, je peux le faire.»

Déforaugue la regarda avec méfiance, oubliant sa peine durant quelques minutes.

«Il faut que tu fasses attention. La magie n'est pas un jeu et tu n’es encore qu'une novice en la matière.»

La rouquine éclata alors de rire avant de poursuivre.

« Mais non voyons, que vas-tu croire là! J'ai parlé avec l'infirmière de Poudlard, et elle m'a dit d'aller voir le médicomage à Ste-Mangouste. Elle croit qu'il pourra sûrement faire quelque chose pour moi. Je suis impatiente d'y aller, tu te rends compte, je ne serai plus une handicapée!»

Elle était emballée par ce projet et elle croyait sincèrement que cela changerait sa vie. Le rouquin, par contre, semblait voir cela d'un autre œil.

«Tu ne crois pas que cela peut être dangereux? Et si ce n'était pas possible? Comment réagirais-tu? Ne fonde pas trop d'espoir, la magie est une chose puissante, et si ça tournait en catastrophe?»

Chanty se rembrunit aux paroles de son ami.

«Défo! Comment peux-tu dire une chose pareille! Je suis sûre que si cela est impossible ou dangereux, le médicomage ne me fera pas cette opération. Tu n'aimerais pas me voir…normale?»

«Mais tu es normale! Ne dis pas de conneries!», dit-il, exaspéré de la voir ainsi. Il n'avait jamais compris la manie qu'avait la rouquine de se dénigrer de la sorte! Pour sa part, c'était bien le dernier de ses soucis son bras plus court, ce que constata la jeune femme avec tristesse. Mais elle avait ce projet à cœur et ne voulait pas se fâcher avec Déforaugue. Aussi, elle laissa tomber le sujet et dévia la conversation sur les études. Ils papotèrent de tout et de rien durant quelques heures, puis ce fut le temps de revenir à Poudlard.
Défo paya leurs consommations et ils se levèrent et prirent congé de l'auberge. Ils marchaient sans se presser sur le chemin de Préaulard, en silence, dans la nuit étoilée et sans nuage. La douceur du temps ne les encourageait pas à faire vite et, bras dessus bras dessous, ils avançaient mollement, profitant des derniers instants.
Une fois devant la cabane hurlante, Chanty se tourna vers son ami et se serra contre lui, entourant sa taille de ses deux bras et posant la tête sur sa poitrine.

«Tout s'arrangera tu verras, laisse-toi du temps et tu guériras, mais si tu as besoin de moi, je serai là promis, d'accord?»

Le roux entoura les épaules de son amie et la serra bien fort, répondant ainsi, silencieusement, à ses dires. La jeune femme se hissa sur la pointe des pieds et l'embrassa sur la joue, le cœur battant, avant de se détourner et de prendre le chemin de la cabane hurlante.

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 Hugo:
Durant l’un de ses soirs de fuite, Chanty se retrouva sur la route de Préaulard, par un soir de veille de pleine lune. Le ciel était clair, les étoiles brillantes et le temps était doux pour la saison. Elle attendait là, toute seule, piétinant nerveusement le carrelage de la route. Tout à coup, deux mains se glissèrent sur ses yeux et une voix susurra à son oreille.

«Devine qui c'est?»

La rouquine sursauta, le cœur battant, et prit les mains du possesseur de cette voix en riant de son rire doux et grave.

«Hugo! Tu m'as fait peur, quelle idée d'effrayer les gens comme ça!»

Le brun éclata de rire, fit le tour de la jeune femme et, presque timidement, l'embrassa sur la joue.

«Pardon, c'était trop tentant.»
«C'est pas drôle! On est à la veille de la pleine lune»

Ses paroles étaient sévères, mais son regard brillait. Elle glissa son bras sous le siens et lui fit un sourire angélique.

«Alors? Tu m'emmènes où?», demanda-t-elle les yeux pétillants.
«Hum! J'avais pensé aller au vieux hibou, mais la nuit est si douce pour la saison que j'ai décidé de t'emmener faire un pique-nique.» Son sourire était lumineux et ses yeux noisette étaient tout aussi brillants.

La rouquine était heureuse de ne pas aller au vieux hibou, non pas que c'était ennuyant, mais, de temps à autre, un changement était bien apprécié.
Et en parlant de changement, Chanty décelait quelque chose de différent dans l'attitude d'Hugo. C'était indéfinissable et subtil, et elle était incapable d'analyser ce changement. Elle le suivit, se laissant conduire par les pas du brun, marchant bras dessus bras dessous, tout en discutant allègrement, sans souci.

Hugo la conduisit sur un terrain vague, pas très éloigné du vieux hibou. La nuit était douce et étoilée, mais un peu en retrait, dans une espèce de renfoncement d'une bute, la place était éclairée. Plus ils avançaient, plus Chanty était intriguée. Qu'elle ne fut pas sa surprise au tournant du petit chemin sommaire! Le jeune homme avait préparé la place d'une façon tout à fait charmante et romantique.
Des chandelles, une cinquantaine pas moins, flottaient dans le vide, diffusant une lumière douce et colorée. Au centre du périmètre reposaient une couverture immense, des coussins soyeux et confortables, une bouteille de vin, deux coupes et un large panier de pique-nique  attendant que l'on profite d'eux en cette si belle nuit. La rouquine fut impressionnée. Hugo avait fait des efforts considérables afin que ce moment fut agréable, mais pour la première fois depuis qu'ils se voyaient, l'ambiance était autre qu'amicale.

«Voilà votre palace pour ce soir, mademoiselle Chanty Bopassant…j'ai pensé que cela te plairait.», dit-il avec une pointe de timidité.
«Oh! Hugo, l'endroit est magnifique!» Heureusement que la lumière n'était pas trop claire, il aurait vu la rougeur sur ses joues et le trouble que tout ceci lui inspirait.

Ils prirent place sur les coussins et le brun ouvrit la bouteille de vin et leur remplit une coupe à chacun. Chanty avait 16 ans, n'était pas encore majeure, mais bientôt elle le serait, dans quelques semaines en fait. Aussi, une coupe n'était quand même pas la mer à boire. Elle la prit et ils trinquèrent.

«Chanty, tu es magnifique ce soir», dit Hugo, les yeux dans sa coupe.
La rouquine rougit du compliment. Elle portait, ce soir, une nouvelle robe que sa mère lui avait fabriquée. Elle avait compris que sa fille changeait, devenait une jeune femme, et les robes médiévales plus courtes avaient remplacé les longues, avantageant la beauté de la jeune femme et la faisant paraître plus grande. Le style commençait également à changer. Le médiéval se modifiait légèrement vers le style gitan. Sa mère la connaissait bien, et ses créations suivaient l'évolution de sa fille. Sa tenue était vert émeraude, comme ses iris remplis d'étoiles.

Baissant la tête sur sa coupe, elle dit en bafouillant : «Merci! Hu…Hugo, tu as fait des efforts ce soir...pourquoi cette si belle surprise?» Son cœur battait la chamade et un trouble l'envahit.
«Bien, heu!... Non, rien, j'avais envie de te faire plaisir…» Assurément, il avait autre chose à dire, mais il n'osait pas se lancer et Chanty, dans sa naïveté, ne comprenait pas, ou n'osait comprendre pourquoi le brun se comportait comme cela. Aucun garçon ne s'était intéressé à elle depuis son arrivée dans le monde magique, et elle n'osait pas vraiment se dire que Hugo la voyait peut-être autrement que comme une bonne amie avec qui il aimait passer un peu de temps.

Elle lui sourit, taquine. «Pour une surprise, elle est très réussie. Merci beaucoup, je passe un très bon moment.» Avisant le panier de pique-nique, elle eut un regard gourmand. «Et si on jetait un coup d'œil à ce que tu as préparé pour nous?»

Hugo acquiesça et ouvrit le panier en osier. Il en sortit les victuailles, qu'il déposa sur la petite nappe les séparant l'un de l'autre. Il y avait du poulet froid, du fromage, des raisins, du jus de citrouille et des cerises juteuses. La rouquine en avait l'eau à la bouche et le regard brillant, car elle devait bien se l'avouer, elle avait un solide appétit et ce festin de roi était très prometteur. Heureusement que cela ne dérangeait pas sa silhouette, bien au contraire. En vieillissant, ses courbes devenaient voluptueuses et sa taille s'affinait. Sa lourde chevelure allongeait et, sans même s'en rendre compte, elle devenait une très jolie femme. Mais de cela, elle n'avait pas conscience.
Ils mangèrent leur repas tout en discutant tranquillement. L'ambiance était légère et taquine et la soirée se passa comme sur des roulettes. Hugo et Chanty s'entendaient si bien, c'était dommage qu'ils ne puissent se voir plus souvent. Mais à chaque fois, c'était la fête et le cœur de la rouquine battait toujours un peu plus.
La soirée terminée, ils ramassèrent les restes du pique-nique, nettoyèrent la place pour la remettre dans l'état où elle était et prirent la route de Poudlard.
Marchant lentement, retardant le temps de la séparation, leur discussion continuait allègrement. Mais une fois arrivée à l'endroit secret, complice de ses fuites, Hugo retourna Chanty vers lui. Il se passa la main dans ses cheveux longs, à la base de son cou, signe qu'il était mal à l'aise.
Mais qu'avait-il? Elle était sur le point de se retourner vers l'entrée dissimulée, lorsque le brun l'arrêta dans son geste, la prit dans ses bras et lui planta un baiser sur ses lèvres surprises.

«Heu! Je t'aime beaucoup Chanty!» Et pouf! Il s'était retourné et avait pris la poudre d'escampette, la laissant plantée-là, abasourdie.

Elle faillit se tromper de chemin tellement elle fut troublée par ce baiser, et c'est le cœur battant encore à tout rompre qu'elle rentra sous sa couette.
Incapable de dormir, elle repensait à ses escapades nocturnes, qu'elle partageait entre Déforaugue et Hugo, et son cerveau fonctionnait à vive allure. Chaque fois qu'elle les voyait l’un ou l’autre, son cœur s'emballait. Se pouvait-il qu'elle soit amoureuse des deux garçons? Elle aimait la présence des deux hommes à ses côtés. Chacun à leur façon, ils lui apportaient beaucoup. Son cœur se serra! Elle avait mis une croix sur Déforaugue, mais maintenant qu'il n'était plus avec Miadalla, cela changeait la donne. Hugo était simple et agréable, d'un caractère enjoué. Déforaugue était solide et sérieux. Deux caractères très différents avec qui elle se sentait à l'aise, deux hommes très beaux. Le brun aux cheveux longs attirait beaucoup Chanty, mais elle craquait pour les oreilles du rouquin. Il n’en demeure pas moins que, pour elle,  tous les deux étaient forts, beaux et, le plus important, ils la prenaient comme elle était…enfin, de ce qu'ils savaient d'elle.
Elle eut un mouvement d'impatience, le sommeil la fuyait comme la peste. Qui choisir? Qui était le mieux pour elle?
Se retournant sous les couvertures, elle se mit les mains sur ses oreilles, comme si toutes les paroles qui vrillaient son cerveau venaient de l'extérieur.
Elle finit par s'endormir d'un sommeil agité, peuplé de rêves étranges où apparaissaient en tête d'affiche, les deux hommes qui faisaient battre son cœur.

Hugo?...ou Défo…?
Défo?...ou Hugo…?

mardi 11 décembre 2012

☼Noël☼


Noël:

Le temps s'écoulait lentement, Chanty venait d'avoir 16 ans et Noël approchait à grands pas. Sa mère lui avait écrit et, bien sûr, elle lui avait envoyé un paquet cadeau avec, à l’intérieur, une sublime robe de bal. *Ah! Elle a eu vent du bal de Noël à ce que je vois !*
La rouquine était assise sur son lit du dortoir des filles de Gryffondor et ouvrit le paquet. Ce qu'elle trouva à l'intérieur la ravit. Était couchée sur un lit de feuille de soie, une splendide robe de soirée de style bustier, bleu royal. La rouquine eut un soupir de bonheur, passant ses doigts caressants sur le tissu diaphane, et eut une petite exclamation ravie en voyant la très large ceinture de tissu doré. Sa mère avait le chic pour la rendre jolie et Chanty lui en fut infiniment reconnaissante. Elle avait même fait fabriquer une jolie paire de ballerines assorties à sa magnifique tenue, digne des plus belles princesses de ce monde. Presque religieusement, elle sortit le tout qu'elle rangea soigneusement dans sa petite penderie personnelle, et referma la porte, un sourire aux lèvres. Ne lui restait qu'à se trouver un cavalier pour la fête de Noël.

Tari entra dans le dortoir avec, elle aussi, un paquet sous le bras. Comme Chanty précédemment, elle ouvrit son paquet, qui contenait une jolie robe rose à frou-frou avec les chaussures qui complétaient le tout.

«Regarde, ma mère l'a achetée pour le bal de Noël, elle est belle n'est-ce pas?», dit-elle avec un air rêveur.

La rouquine sourit, heureuse pour son amie, et répliqua, tout en ouvrant les portes de son placard :

«Elle est magnifique en effet. Ma mère aussi m'a envoyée une tenue, par contre, c'est elle qui l'a fabriquée… Kritos t'as invitée pour le bal?»
Avec une petite moue, Tari répondit mi-figue mi-raisin.

«Si, nous y allons tous les deux.»
«Je me trompe ou tu n'es pas très enchantée d'y aller avec lui…ça ne va pas vous deux?»
«Nous nous disputons de plus en plus, tu sais, on essaie bien de recoller les pots cassés, mais…enfin! Je crois que…plus ça va, moins on a envie de passer du temps ensemble et, quand on y est, la plupart du temps, cela se termine par une dispute.»

Chanty vint s'assoir sur le lit de son amie et prit ses mains dans les siennes.

«Oh! Tari! Tu m'en vois désolée. J'avais bien remarqué à la rentrée que ça n'allait pas fort entre vous, mais j'étais loin d'imaginer que c'était à ce point-là! Peut-être que le bal sera un renouveau pour vous deux, tu sais, avec la magie de Noël!»

Elle ne savait pas trop quoi lui dire pour lui redonner le sourire. Elle-même n'avait encore jamais eu de petit ami, alors donner des conseils n'était pas trop de son ressort. Elle fit une accolade à la demi-elfe et celle-ci s'enquit aussitôt avec un petit clin d'œil taquin, oubliant ses propres soucis.

«Et toi? Tu y vas avec quelqu'un? Un garçon t'as déjà invitée peut-être?»

La Gryffondor haussa les épaules.

«Non, pas encore, mais il reste encore quelques semaines quand même, j'ai bon espoir qu'un gentil prince m'emporte à ce bal sur son cheval blanc.»

Un rire doux et grave accompagna sa tirade chevaleresque et faussement naïve. C'était son premier bal et elle était tout excitée à cette idée, espérant un cavalier qui la ferait danser et avec qui elle aurait des affinités et qui, peut-être, pourrait devenir aussi un gentil petit ami.
Chanty avait 16 ans et elle n'avait jamais eu d'histoire de cœur, trop prise par ses études moldues, qu'elle avait désiré terminer avant de venir dans ce monde magique. Elle ne le regrettait pas oh! Non! Mais, cela l'avait rendue un peu solitaire et peut-être aussi un peu retardée dans ses relations humaines. Par certains côtés, elle était très mature, mais de l'autre, elle demeurait tout de même très naïve pour son âge.
Les deux jeunes filles papotèrent ainsi durant un temps indéterminé, toutes à la joie de cette fête, rêvant de féérie magique. Elles finirent par se coucher, mais discutèrent encore un bon bout de temps.  Les autres filles, exaspérées, grognèrent et elles se turent enfin pour sombrer dans un sommeil profond.

Plus le temps avançait, plus les couples se formaient en prévision du bal de Noël, et Chanty n'avait encore reçu aucune invitation. La joie qu'elle avait s'estompait peu à peu au fil du temps qui passait. Un soir, alors qu’ils étaient tous réunis dans la grande salle, elle fit le tour des garçons qu'elle connaissait. Chez les Gryffondors, il y avait Benjamin, son préfet. Il allait au bal avec sa petite amie Cassandra, Kritos était avec Tari, qui semblaient se disputer, encore discrètement, les autres étaient sans intérêt, trop jeunes ou déjà accompagnés. Elle jeta alors un regard vers Miadalla. Elle aussi avait son cavalier…Déforaugue, bien évidemment. Elle lui avait également montrer sa robe et, malgré le pincement au cœur, elle avait félicité la petite blonde.
Avec un soupir, elle regarda à la table des Poufsouffle. Étrangement, elle ne connaissait personne, Ah! Oui! Une en fait, Émilia, la petite amie de Tabris. Son regard bifurqua alors sur la table des Serpentard. Tabris…Hum! Non! Certainement pas, même s'il avait été tout seul…Thybalt non plus, trop jeune, trop détestable, trop de compétition entre eux. Instinctivement, elle cacha son bras plus court sous la table. Elle s'en était fait un complexe depuis son altercation avec le polack.  Satanel? Non, il ne la regardait même pas alors…Et enfin, Leroy. Celui-ci se leva soudain de sa table, comme s'il avait senti son regard sur lui, et se dirigea vers la table des Gryffondor. Avec un petit bon de son cœur, Chanty le vit s'asseoir à ses côtés. Elle rougit de la boutade qu'il lui donna gentiment, et une discussion s'ensuivit. Peut-être que lui l'inviterait…se dit-elle avec un léger tiraillement dans son bas ventre.

«Alors, Chanty, quoi de neuf? Tes cours se passent bien?»
«Hum hum! Très bien même, je crois que s'il y avait des cours avancés, j'y participerais, je m'ennuie un peu, mais je ne me plains pas, je réussis bien. Et toi? Tout va comme tu veux?»
«Mouais, tu le sais bien, les Serpentards sont les meilleurs…»

Apparemment, il était dans sa passe hautaine. Leroy avait plusieurs facettes de sa personnalité. Tantôt amical et jovial, tantôt hautain et même un peu dédaigneux des autres. Mais Chanty commençait à le connaître et ne se formalisait plus de ces détails. Il était comme ça et c'est tout. Mais il n'était jamais très méchant avec elle et, peu à peu, elle apprivoisait le grand blond. Ils discutaient depuis un bon moment déjà, et la rouquine n'avait toujours pas eu d'invitation. Gênée, regardant son verre de jus de citrouille, elle finit par aborder le sujet presque timidement.

«Heu! Tu vas au bal de Noël Leroy?»
«Pour sûr que j'y vais, j'ai même une cavalière, tu la vois là-bas, à ma table? C'est Selenka! Et toi, tu viendras aussi? Tu as un cavalier?»
«Heu! …N…on, je n'ai pas de cavalier.» Rougissante, proche du cramoisi, honteuse, elle avait baissée la tête, cachant son visage de sa tignasse rousse. Le Serpentard se leva en riant, inconscient de la tristesse qui avait envahi son amie, et lui ébouriffa les cheveux, comme à une gamine.

«Bah! Va sûrement y avoir un beau garçon boutonneux pour te conduire au bal, va! Ne t'inquiète pas. Allez, je retourne à ma table. A plus, Gryffondor!»

La rouquine le regarda partir et le suivit des yeux jusqu'à ce qu'elle le vit se pencher sur la jeune porcelaine qu'était Selenka, cette petite beauté russe, froide et mesquine qu'elle n'aimait pas. Apparemment, la Gryffondor était trop handicapée pour plaire à un garçon, autre qu'un gamin sans intérêt selon Leroy. Du moins, c'est ce qu'elle s'imaginait! Son regard fut attiré vers la table des Serdeigle, sur Samboléro mais, tristement, la jeune fille se souvint qu'il ne serait pas là, il allait dans sa famille durant les vacances.

Le grand jour arriva enfin! Tous étaient fébriles et avaient hâte de prendre le train, afin de se rendre dans la région boréale, où se donnaient les festivités et le bal de Noël. Dans la tour des Gryffondor, plus spécialement dans le dortoir des filles, une ambiance exaltée régnait. Les filles piaillaient et tournoyaient dans leurs jolies robes, sauf Chanty. Elle était devant la glace de sa penderie, habillée, maquillée et prête pour une soirée de rêve…en solitaire. Elle était magnifique pourtant dans sa robe. La couleur faisant ressortir sa lourde chevelure rousse, la large ceinture de tissu, qui descendait en une traine derrière, cintrait sa taille amincie et le bustier de sa robe mettait en valeur sa poitrine généreuse. Le seul hic était l'air triste de la rouquine dans la glace. Personne ne l'avait invitée et elle serait seule parmi les couples joyeux. Tari vint sautiller près d'elle et la Gryffondor, ne désirant pas qu'on la voit triste et déconfite, accrocha un sourire sur ses lèvres et feignit la joie de vivre.

«Tarii! Tu es sublime dans cette robe. Elle te va à ravir!»
«Merci Chanty, et toi, tu es une vraie femme du monde! Tu es prête? J'ai hâte d'y être!»

«Bah! Les femmes du monde, ça a bien l'air qu'elles vont au bal toute seules», se dit la rouquine. Bien sûr, rien de ses pensées ne transparaissait sur son visage faussement joyeux. Elle se détourna du miroir et prit une résolution. Tant pis! Elle irait toute seule et s'amuserait. Elle n'avait pas besoin d'un cavalier, elle était une grande fille après tout. De plus, elle ne serait sûrement pas la seule à ne pas être accompagnée, du moins, elle l'espérait. La *loose*, si c'était le cas…
L'heure était venue de partir et les filles sortirent du dortoir pour retrouver leurscavalier respectif. Chanty les laissa toutes sortir et referma la porte derrière elle. Le train les attendait.

Noël 2010



Le voyage en train se passa sans heurts. Le brouhaha et les discussions allaient bon train, mais Chanty restait silencieuse. En fait, elle s'était pris de la lecture. Elle n'était pas  fan des BDs, mais Mythes & Légendes l'avait accrochée dès le premier chapitre et elle attendait les nouvelles parutions avec impatience, harcelant presque sa mère de la lui envoyer dès sa sortie. Oui, parce que M&L était une BD moldue, quelle surprise si l'auteur apprenait que les vampires et les Loup-garou et autres créatures mythiques existaient vraiment! Cette simple pensée la fit sourire en tournant la dernière page. Elle finit par refermer le livre avec un petit sourire en coin, pour s'apercevoir qu'ils étaient arrivés à bon port. Elle regarda autour et vit que tous ses amis étaient déjà sortis du train, l'ayant oubliée avec sa BD. Elle sourit et rangea celle-ci dans son petit sac à main magique, et sortit du train, refermant son manteau d'hiver et attachant son foulard frileusement malgré le temps quand même assez doux de cette belle journée d'hiver.

http://www.amilova.com/fr/BD-manga/9176/mythes-et-l%C3%A9gendes/chapitre-16/page-1.html
               
Posant le pied à terre, elle eut tôt fait de voir que la navette était déjà partie avec une flopée d'élèves excités par la fête qu'on avait préparée pour l'occasion. Haussant les épaules, la rouquine se dit simplement qu'elle attendrait la prochaine. Le train repartit et la Gryffondor se retrouva seule parmi les inconnus de la gare boréale. N'étant pas de nature inquiète, elle s'approcha d'un banc pour s'y asseoir à côté d'un jeune homme qu'elle ne reconnut pas de prime abord. Lorsqu'il tourna la tête vers elle, elle reconnut Satanel Sadam, un Serpentard à la beauté sombre, cheveux longs noir et rouge et un air de mauvais garçon.

«Bonjour,  Satanel, n'est-ce pas? Je suis Chanty, tu me reconnais? On a des cours ensemble». Il fit signe que oui.

Son visage ne semblait pas froid. Mais perturbé... Quelque chose avait dû se passer pour lui. Il la détailla des pieds à la tête et la jeune femme rougit de cette inspection qui eut l'air, par contre, d'avoir l'appréciation du jeune homme. Il prit alors la parole.

« Tu vas au bal, je présume ? », l’interrogea-t-il en plongeant ses pupilles mauves dans les émeraudes de Chanty.

«Oui, en effet, je m'en vais au bal...s’il y a une autre navette bien sûr, sinon je devrai m'y rendre à pieds…enfin, si je trouve le chemin et ne me perds pas en route, je risque de me retrouver à danser avec des fantômes, des gobelins ou encore perdue dans la neige, on va me retrouver en un gros bloc de glace.

La jeune fille voyait bien que quelque chose tracassait le jeune homme et elle essayait, assez maladroitement, de lui changer les idées...Quoique...avec sa chance légendaire, cela pourrait bien arriver pour de vrai. Satanel ne sembla pas surpris de sa destination, mais après tout, quoi de plus normal, il devait bien être là pour les même raisons, du moins, c'est ce que supposait la rouquine. Il sourit d'une étrange façon, qui mit Chanty assez mal à l'aise, un sourire  ironique mêlé d'une certaine noirceur qu'elle ne sut analyser sur le coup. Le Serpentard avait tourné son regard vers le ciel, regardant les flocons qui tombaient doucement, avant de se retourner vers elle une autre fois, un sourire en coin.

« Au moins, dis-toi que l'on saura à peu près où se trouve ton corps, vu que nous nous serons croisés ici.. Il est vrai que l'endroit est très mal indiqué et que s'y perdre n'est pas chose difficile...»

Il avait continué, plus sérieusement sans doute, du moins c’est ce que pensa la jeune femme, ses réflexions.
Satanel montrait là  un certain pessimisme, peut-être parce que la jeune fille était de Gryffondor ? Parce qu'il la croyait trop naïve pour se sortir seule d'un endroit comme celui-ci? Qui sait...
 Son regard se fit plus persistant  tout à coup et il lui demanda abruptement.

«Pourquoi tu es seule? Tu n'es tu pas venue avec ton cavalier ? Du moins, si tu en as un, cela va de soi...», fit-il sans gêne aucune.
Chanty éclata de rire aux dires du jeune Serpentard. Elle le regarda attentivement au risque de paraître impolie; elle trouvait ce jeune homme intéressant. D'allure taciturne, il pouvait quand même avoir un humour très fin.

«Merci beaucoup, je suis en sécurité avec toi (rire grave et chaud), mais je suis réputée pour mon humeur joyeuse et non pour mon intelligence. Et non, je n'ai pas de cavalier, je suis trop…étrange pour ces messieurs ça a bien l'air…»

La Gryffondor riait d'elle-même avec modestie.

«…et tant que je ne tombe pas sur quelqu'un de mal intentionné, même perdue, cet endroit doit être magnifique!»

La jeune fille sourit quand même un peu tristement en pensant aux autres qui, pour la plupart, étaient accompagnés ou avaient déjà un petit ami. Elle haussa les épaules, ce qui fit se réveiller son oiseau confortablement niché dans son cou. Elle le caressa doucement tout en demandant au mystérieux jeune homme :

«Et toi? Tu en arrives du bal, ou tu en repars?»

La jeune fille était un peu curieuse, un trait de son caractère, mais elle avouait humblement que cela ne plaisait pas à tout le monde. Pourtant, son naturel chaleureux sembla plutôt le faire sourire, oh! Certes, un pâle sourire, mais c'en était tout de même un. Il eut même un sourire malicieux à l'une de ses paroles. Il se pencha sur la rouquine et susurra, mielleux :

«De mal intentionné... certes, mais qui te dit que la personne qui se trouve en face de toi ne l'est pas ?...

Sa voix suave semblait avoir pris exprès une teinte légèrement menaçante... Chanty sourit d'un sourire radieux à Satanel, elle n'était pas dupe, il ne voulait pas lui faire de mal, elle le sentait et, d'habitude, elle pouvait se fier à son instinct qui ne la trompait que très rarement.
Le regard du jeune homme se fit de même, puis il reprit une distance normale sur le banc et s'accorda un doux rire. Sans doute avait-il voulu lui faire une peur et observer sa réaction. Il finit par répondre à sa dernière question, regardant de nouveau vers le ciel.

«Oh non, je n'en reviens pas... A vrai dire, je ne sais même pas pourquoi je suis venu ici...»

Il semblait plutôt amer pour un jeune homme de son âge, la quinzaine, comme elle. Il continua sur sa lancée.

«Ça ne m'intéresse pas à vrai dire... Sûrement est-ce trop futile à mon goût...
«Futile? En voilà des paroles de vieil homme! Mais j'avoue que je peux comprendre. Je me suis demandé moi-même si j'irais vu que je suis seule, mais j'avais déjà fait faire une robe par ma mère, ça aurait été dommage de ne pas la porter»
«En effet, il eut été dommage de ne pas se montrer avec une si jolie robe. Tu te feras certainement inviter à danser durant la soirée, moi je reprends le train pour aller…ailleurs.»

Un souffle de vent passa, qui lui donna des frissons et balaya des mèches de ses cheveux roux au visage du jeune homme. Elle s'excusa en ramenant sa chevelure vers elle, mais il avait eu le temps de s'emparer d'une de ses mèches et de la porter à ses lèvres. La Gryffondor rougit de ce simple geste, mais ne dit rien, la navette arrivait et elle n'eut plus l'occasion de répondre à sa dernière parole. Elle se leva debout, resserra son manteau et se tourna vers Satanel une dernière fois.

«Je te souhaite un joyeux Noël Satanel, on se revoit en cours.»
«Au revoir Chanty, danse bien pour moi»

Ce fut la première et dernière fois qu'elle eut une conversation avec le Serpentard, elle apprit plus tard qu'il s'était suicidé.

                                                                                   ***


Dans la navette se trouvait déjà l'infirmière de l'école, qui accompagnait les élèves jusqu'à la fête de Noël, histoire qu'ils ne fassent pas de bêtise en chemin. Chanty s'assied à ses côtés. En fait, elle était la dernière à prendre la navette. L'infirmière lui sourit, indulgente.

«Ça va, Chanty? Je me demandais où tu étais passée, si tu ne t'étais pas mise en tête de partir à pieds.»
«Oh! Non, je me suis un peu trop attardée en sortant du train.» Hésitante, elle changea abruptement de sujet.
«Mademoiselle, je me demandais…heu!...vous savez, mon bras…je me demandais si…s'il y avait une possibilité pour moi de…»
«De faire repousser ton bras?», finit-elle à la place de la rouquine.
Chanty eut un air surpris. Elle n'aurait jamais pensé que l'infirmière pouvait savoir, pouvait même se douter que la Gryffondor était complexée de son bras depuis son altercation avec ce stupide Serpentard prétentieux.

«Heu! Oui, c'est cela…dites-moi, est-ce possible?»
«Oui, c'est possible, mais c'est très douloureux et ce n'est tout de même pas certain. Le mieux que tu as à faire, c'est d'aller voir le médicomage de l'hôpital, il t'examinera et pourra te dire si oui ou non c'est possible.» Le ton de sa voix était plutôt rassurant, même si la réponse n'était pas à 100% favorable.
«D'accord, j'irai le voir…»

Elle n'en dit pas plus, mais elle espérait sincèrement que ce fut possible. Vivre une vie normale était son seul souhait. Le reste du trajet se fit dans le silence le plus complet, mais sans malaise. La neige tombait et, plus ils avançaient, plus le temps changeait étrangement. Il faisait de plus en plus chaud et, pourtant, la neige, la glace, tout était toujours aussi gelé et blanc. C'était ça le monde magique, la féérie de l'hiver avec une température permettant d'être à l'aise sans être habillé de son manteau d'hiver. Chanty l'enleva et le rangea dans son petit sac à main magique, ainsi que son écharpe et ses gants.
Elles étaient enfin arrivées et son accompagnatrice avait eu le tact de ne pas lui demander si elle était accompagnée. Il était clair pour tout le monde savait maintenant que Chanty était seule pour la soirée. Descendant de la navette, l'infirmière lui souhaita une bonne soirée et s'éclipsa pour retrouver les professeurs de Poudlard et d'autres adultes que la rouquine ne connaissait pas. Mais elle ne le vit pas, tout à son émerveillement de voir le spectacle qui se déroulait devant elle.
C'était le soir, le ciel était chargé de nuage où tombaient de gros flocons de neige, mais ils n'atteignaient pas la zone de fête, semblaient stoppés par un charme magique, faisant un dôme sur la zone. Des petites fioles renfermant multitudes de lumières de toutes les couleurs, flottaient dans l'air ambiant, ainsi que des décorations de Noël. Au centre de la place trônait un immense sapin décoré, illuminé, et rempli de cadeaux, reposant sous sa jupe et où semblait y sortir la musique de la soirée. Presque tout Poudlard s'y trouvait mais aussi, ce qui sembla à la Gryffondor, le ministère également. La rouquine s'avança, vraiment impressionnée par tout ce qu'elle découvrait, et se dirigea vers la foule dansante.
Elle fit le tour de ses amis, discutant par ci par là avec les uns et les autres et termina avec Tari et Kritos. Mais elle ne resta pas très longtemps avec eux, ils se disputaient…encore, et Chanty, mal à l'aise, finit par les laisser seuls.
Elle se résolut en fait à aller plus loin. La fête battait son plein et tous ses amis s'amusaient et dansaient. Elle les regarda un long moment et finit par s'asseoir sur une chaise, un  peu lasse. Elle n'aurait pas dû venir, elle s'en rendait compte maintenant, elle était seule et même si ses amis l'intégraient dans leur groupe, ils étaient en couple et eurent tôt fait de tous disparaître dans des coins plus tranquilles. Elle avait bien cherché Déforaugue, mais apparemment, il n'était pas de la fête. Elle soupira. Vraiment, ce n'était pas son soir!
Aussi, la rouquine plongea la main dans sa chevelure et en ressortit avec Inis, qui était bien au chaud. Le posant sur ses doigts, elle le caressa doucement et lui fit faire quelques exercices, qu'il effectua avec adresse. Elle lui avait enseigné à réagir à deux petites musiques, sifflée selon la gravité de l'envoi de lettre, l'un était pour les urgences et l'autre pour les envois normaux. Son petit perroquet était bon, il avait compris ce que voulait lui enseigner Chanty et elle était contente de son petit oiseau. Il avait frôlé la mort, mais il s'en était sorti.

La soirée avançait et la rouquine en avait vraiment marre d'être seule. Elle se leva de son siège, Inis retourné contre son cou protégé de son abondante chevelure flamme, et se mit à la recherche de l'infirmière, pour lui demander de faire venir la navette qu'elle quitte au plus vite cette fête mortelle. Elle la chercha une bonne dizaine de minutes sans la trouver et son humeur commençait à s'en ressentir sérieusement. Elle se retourna d'un bond afin de partir à la recherche de quelqu'un qui consentirait à la transplaner ailleurs qu'ici, lorsqu'elle se prit le pied dans un trou qu'elle n'avait pas vu. Elle se tordit la cheville et faillit tomber si ce n'était d'un obstacle rencontré avant qu'elle ne tombe au sol. Son cri de douleur fut bref et la surprise marqua son visage.

«Holà! Gente dame, faut regarder où vous marchez!», dit la voix d'homme.
«Bah! Ouais, dites que je l'ai fait exprès!» La colère se percevait dans la voix de Chanty, son caractère de feu en éruption.
L'homme éclata de rire et répliqua, peu impressionné par son caractère explosif, «Par le slip de Merlin, c'est qu'on est une vrai tigresse!»

La rouquine leva alors un regard furibond vers le jeune homme qui la tenait dans ses bras. Il était assez grand et bien bâti, les yeux noisettes et une chevelure longue et brune, qui brillait sous les lumières colorées de la place. Il était habillé, comme elle, à la manière moldue, très classe sans être d'un chic extra. Il était bel homme, car oui, c'était un jeune adulte, environ une vingtaine d'années pas plus. Aussitôt, elle se calma. Elle était plutôt confuse et sa cheville enflée lui faisait mal maintenant, trop serrée dans son soulier. Celui-ci sembla d'ailleurs se rendre compte de la situation et de la douleur de la Gryffondor et, aussitôt, il souleva la rouquine dans ses bras pour la porter vers un siège, sous les gesticulations outrées de la jeune femme.

«Non, mais vous allez me poser par terre, je ne suis pas impotente que je sache!»
«Calmez-vous, mademoiselle la furie, je veux juste regarder votre cheville, pas vous agresser»

Chanty se calma de nouveau, confuse et désolée de son propre comportement. Une fois assise, elle remercia le jeune homme, gênée et rouge comme une pivoine.
«Pardon, je suis impolie, mais la soirée a été éprouvante!»
«Ne vous en faites pas, pour moi aussi, elle n'a pas été ce qu'elle aurait dû être. Je me présente, Hugo Luchador, pour vous servir. Mademoiselle?»
Il s'inclina devant elle avec un sourire malicieux et la rouquine fit de même. «Chanty Bopassant. Enchantée, Monsieur Luchador.»
«Hugo…appelez-moi Hugo, vous semblez blessée, laissez-moi regarder cela.» Il s’empressa de l’examiner avec douceur. Il prit sa cheville, souriant devant la grimace de douleur de la jeune femme, prit sa baguette et lui lança un sort de soin. Immédiatement, la douleur diminua et l'enflure également.
«Merci beaucoup, je suis désolée de vous avoir bousculé, je suis très maladroite.»
«Mais soyez maladroite quand vous voulez tout près de moi, mademoiselle»

Chanty rougit de plus belle, elle n'était pas habituée à tant de compliments, déguisés ou pas. Elle garda la tête baissée, mais un petit sourire traînait sur ses lèvres. Ils discutèrent ainsi encore une bonne heure. La soirée tirait finalement à sa fin et, lorsqu'il fut le temps de partir, Hugo l'accompagna dans la navette, puis dans le train, aussi loin qu'il lui était permis de le faire. Ils se dirent au revoir avec promesse de s'écrire.

Une fois revenue à Poudlard, elle fut soignée pour sa cheville par l'infirmière et, lorsqu'elle fut au lit, dans son dortoir, elle se dit que, finalement, cette soirée de Noël ne s'était pas si mal passée après tout.

vendredi 19 octobre 2012

Vous cherchez les émotions fortes ? Ça tombe bien, l'Halloween approche et un grand évènement est sur le point de se produire spécialement pour cette occasion... Du 29 octobre au 19 novembre vous êtes TOUS invités à venir vivre une aventure pleine d'émotions...Jeunes et Adultes ! Il y aura des pleurs, de la colère, peut-être même de l'amour, mais surtout...de la TERREUR !

Le Monde De Harry Potter est un jeu de rôle sur Talesta. Il fusionne un mode automatique et rôle play permettant de vivre une multitude d’aventures magiques ! Pour des raisons de développement les ouvertures aux élèves serons fermées dans deux mois pour laisser place à celle des adultes ! Une occasion inespérée pour venir vous inscrire en tant qu'élève de poudlard en première année ! Profitez du scénario d'Halloween! Venez découvrir le jeu avant de rejoindre l'internat pour votre répartition dans une des quatre maisons par le Choipeau.



Pour acéder au jeu c'est par ici !
L'équipe du jdr HP.

lundi 24 septembre 2012

☼HAGRID☼

Chanty avait fait vite pour aller voir Hagrid. Arrivée à sa cabane, elle cogna presque frénétiquement à la porte.

«Hagrid! Hagrid,  s'il vous plait!»

La porte s'ouvrit après quelques secondes qui parurent interminables à la rouquine. Le demi-géant apparut, impressionnant dans l'embrasure, et sourit à la jeune fille.

«Holà! On est bien pressée jeune fille! Que se passe-t-il de si grave?»

La petite rousse ouvrit sa main qui recouvrait l'autre, offrant un semblant de confort à son petit perroquet et tendit celle-ci vers le demi-géant. Hagrid comprit tout de suite que la situation du volatile n'était pas brillante et, étonnamment plein de délicatesse, il s'empara de son animal, qui disparut dans son énorme main. Il se retourna et entra dans sa chaumière rapidement, suivi par la jeune fille paniquée.

«Vous allez pouvoir faire quelque chose, hein? Hagrid, il est si petit!»
«On va voir, laisse-moi la place et assied-toi là, près de Crocdur. Je m'occupe de ton animal. Pauvre petite bête, un petit animal sans défense. J'ai eu un bébé dragon une fois…mais Dumbledore ne m'as pas permis de le garder…Je l'aimais, moi…mais je m'en suis trouvé un autre. Rhum!  Je n'aurais pas dû dire ça, moi!»

Et il reprit ses soins sur son volatile. Chanty se surprit à regarder le demi-géant travailler à soigner Inis. Étonnamment, Hagrid avait des gestes très doux et très précis. Elle ne savait pas ce qu'il faisait exactement, mais il avait l'air de savoir ce qu'il devait accomplir. Il leva soudain la tête, comme aux aguets et finit par tourner la tête vers elle un peu mal à l'aise.

«Tu es Chanty Bopassant?»

Sursautant légèrement, elle répondit par l'affirmative.

«Tu as des ennuis jeune fille, tu as fais de la magie dans l'enceinte de Poudlard»
«Mais…mais ce n'était que pour sauver Inis, Hagrid.»
«Tu sais, la règle est la règle, tu es convoquée dans le bureau de Dumbledore.»
Hagrid

La rouquine plia l'échine. Elle allait être punie pour avoir sauvé son perroquet des griffes du rapace de Thybalt. C'était trop injuste! Elle soupira et releva fièrement la tête et dit avec une assurance qu'elle était loin de ressentir.

«Eh bien, je serai punie et voilà tout! Je ne pouvais pas rester plantée là sans rien faire.»

Celui qui était bien placé pour la comprendre était le colosse en face d'elle. Hagrid lui lança une œillade assez significative, confirmant sa pensée. Dommage, ça ne lui servirait pas d'excuse pour se défendre devant la direction, mais peu lui importait.

«Bon, il est stabilisé, mais sa guérison sera longue et il devra avoir une rééducation de vol. Malgré tout, il va s'en sortir.»

Aussitôt dit, Chanty était debout près de la table, les larmes aux yeux de reconnaissance envers le demi-géant.

«Oh! Merci, Hagrid. Si vous saviez comme je vous suis redevable.»

Tout en mettant Inis dans une petite boite, le géant se retourna lourdement vers la jeune femme. «ARhumm! Mais non, soigne-le bien et tout ira bien. Maintenant, tu vas venir avec moi, je te conduis chez Dumbledore.»
Il s'avança vers la porte et la rouquine le suivit avec sa précieuse boite contenant son perroquet endormi.

Ils marchèrent lentement...Enfin, Hagrid marchait lentement, car Chanty devait faire au moins cinq pas pour un seul du colosse. C'est à bout de souffle qu'elle arriva devant la porte du directeur, tremblante d'appréhension, tenant son petit paquet contre elle. Hagrid mit son énorme main sur son épaule en guise de réconfort et toqua à la porte. Lorsqu'il laissa la place à la jeune femme, Chanty s'aperçut qu'elle ne serait pas seule dans le bureau. Thybalt, MacGonagall et Rogue se trouvaient également assis devant le bureau et Dumbledore, lui-même derrière.

«Bonjour,  professeur Dumbledore…» La tête basse, elle salua d'un hochement du menton les autres présents et prit place sur une chaise. Hagrid sortit et Chanty se sentit tout à coup très seule sans le demi-géant comme bouclier protecteur.

Le directeur ainsi que les deux directeurs de maison discutèrent et entendirent la version des deux élèves sur ce qui s'était passé. Bien sûr, l'un accusait l'autre et les torts retombèrent sur les deux jeunes élèves. Les deux professeurs prirent la défense de leurs protégés et la réunion dura au moins une heure. Finalement, Chanty reçut une punition, celle de nettoyer la volière et, même si elle n'était pas d'accord, elle accepta. Mais lorsque Dumbledore annonça celle de Thybalt,  la rouquine sursauta et ne put s'empêcher de réagir sous l'œil goguenard de Rogue, probablement satisfait de voir son indignation.

«Nonnn! Thybalt ne peut pas s'occuper de mon perroquet, il va le laisser mourir, je le sais. Dumbledore, je vous en prie, ce n'est pas une punition, ça!»

Calmement, Dumbledore leva sa main afin de calmer la jeune fille indignée. Il se tourna vers Thybalt, semblant lui donner la parole.
Le polack avait la tête droite et regardait droit devant lui. «Je te demande pardon Chanty, je n'aurais jamais dû te parler sur ce ton, mais je croyais que tu voulais du mal à mon harfang.

«Du mal à ton harfang? Non! Je ne voulais que protéger Inis et regarde le résultat…Ta saleté de volatile est libre comme l'air sur le rebord de la fenêtre alors qu'Inis est dans un presque cercueil…Tu trouves ça juste, toi?»

«Ça suffit!!!» La voix du directeur avait résonné dans la pièce et les deux enfants se turent immédiatement. «Mademoiselle Bopassant, n'aggravez pas votre cas. Monsieur Wodjewodski devra soigner votre perroquet, c'est sa punition.» Tu parles d'une punition! « Mais si votre oiseau meurt…son harfang lui sera enlevé définitivement.» Son regard sévère à l'encontre du Serpentard laissa supposer à la rouquine qu'il n'avait pu éprouver quelques remords que ce soit et qu'il ne s'était excusé que pour ne pas aggraver son cas.
Minerva s'approcha de la Gryffondor, prit la boite où reposait le petit oiseau et la donna à Thybalt. Le regardant de plus près, Chanty vit dans les yeux du jeune garçon et comprit qu'il prendrait soin de son petit animal. Ses paroles furent sincères. «Chanty, je te promets de bien m'occuper de ton vol…d'Inis.»

Et il le fit! Il soigna Inis avec tout le savoir dont il disposait, lui fit faire sa rééducation et éduqua son harfang à ne plus jamais attaquer un animal messager ou même un animal domestique. De son côté,  la rouquine exécuta sa punition et nettoya la volière sous la supervision d'Hagrid. Aussi salissante soit cette punition, Chanty le fit avec bonne humeur et, il faut le dire, avec la compagnie du demi-géant, ce ne fut pas vraiment un châtiment, car elle put en apprendre beaucoup plus que l'école ne le permettait sur des animaux fantastiques et interdits…^^

mercredi 11 juillet 2012

☼Thybalt☼



Chanty terminait ses vacances seule. Elle avait passé du bon temps avec ses parents et, comme prévu, sa mère lui avait refait une garde robe complète. Il fallait dire qu'elle avait perdu un peu de poids et sa taille s'était affinée. C'est avec entrain et bonne humeur qu'elle reprit la direction de Poudlard en train. Avec un bon livre sur la métamorphose, elle ne vit pas le temps passer et la première chose dont elle se rendit compte, c'est qu'elle venait d'arriver à la gare de Préaulard.
Rangeant son livre et prenant son sac à dos de cuir, elle descendit du train et huma l'air ambiant. Hum! L'air était beaucoup plus pur et sain qu'à New-York et la rouquine demeura quelques minutes à prendre l'air comme ça, juste pour le plaisir de retrouver son monde. Après quelques instants passés à ne rien faire d'autre que de humer l'air du jour, elle prit le chemin qui menait à Poudlard. Elle savait bien qu'elle y retrouverait Tari et Kritos qui, eux aussi, étaient revenus à l'école. Leur deuxième année allait commencer dans une semaine et la jeune femme avait maintenant presque 17 ans.

Elle avait communiqué avec ses amis tout l'été. Le jeune couple avait passé l'été ensemble et quelques mots écrits dans les lettres de Tari lui laissait à penser que tout n'allait pas bien entre eux…du moins, de son côté à elle. Elle avait écrit quelques fois à Leroy également et Déforaugue, bien sûr. Les deux jeunes hommes se portaient bien et la rouquine avait très hâte de les retrouver, ils lui avaient manqué.
Leroy était chez lui alors qu'elle avait appris que Défo ne reprenait pas l'école. Il s'était fait engager par le Ministère de la magie, plus précisément à l'Hôpital Ste-mangouste.  Il ne ferait pas sa 7ième année, ce qui l'avait rendue triste. Elle avait pleuré longuement sachant qu'elle ne le reverrait plus autant qu'avant, mais bon, il fallait bien qu'elle s'y fasse. De toute façon, il était toujours avec Miadalla,  alors elle avait fermé son cœur à double tour pour ne pas souffrir inutilement. Elle avait espéré, bien à tort, que ce sentiment se serait dissipé durant l'été et l'éloignement, mais il n'en était rien.

Elle marchait tranquillement sur la route quand elle sentit quelque chose dans son cou la chatouiller. Avec un petit rire doux, elle dit à son petit perroquet:

«Inis!!! Arrête!! Tu as mangé voilà quelques heures seulement, ne me dis pas que tu as déjà faim?»

Elle passa sa main sur son épaule et le petit volatile se percha aussitôt sur ses doigts. La rouquine fouilla dans sa poche pour y ressortir quelques graines et décida de s'asseoir un peu par terre afin de parfaire un peu l'éducation de son animal messager. Une  fois bien installée contre le mur de pierre menant à Poudlard, elle caressa longuement son volatile et lui fit miroiter des friandises, ce qui lui assuraient normalement l'obéissance de son animal. Elle avait appris à Inis deux choses des plus importantes. Le courrier normal et le courrier urgent. Elle y avait passé tout l'été, mais cela avait porté  fruits. Son oiseau était très intelligent. Elle lui avait appris,  grâce à deux petites musiques chanter, l'une d'elle signifiant le courrier normal et l'autre, le courrier urgent.

Elle le fit s'envoler, siffla la musique du courrier normal et le volatile s'approcha tranquillement et vint se poser sur la main de Chanty, attendant la missive.

«C'est très bien Inis, bon travail.» Elle lui donna une friandise pour le récompenser de son boulot et le fit s'envoler une nouvelle fois.
Elle siffla, cette fois, la musique du courrier urgent. Aussitôt, le volatile arriva à toute allure et se posa sur son épaule en trépignant de ses petites pattes, prêt à s'envoler une fois la missive donnée. La rouquine le félicita et tendit la main pour qu'il puisse venir sur ses doigts.



«Excellent Inis», dit-elle en le caressant et en lui donnant sa friandise. Elle remit son perroquet miniature sur son épaule et il alla de suite se nicher dans son cou avec, comme couverture, les cheveux de Chanty.
Lorsque Thybalt, le Serpentard qu'elle n'appréciait pas vraiment, arriva avec son harfang, elle n'en fit pas grand cas, le saluant seulement de la tête. Le harfang de Thybalt, qui voletait au dessus de son maître l'air de rien, changea en une fraction de seconde son attitude. Il fila en piqué vers Chanty et, avant que quiconque ne comprenne son intention, il avait déjà refermé ses serres sur le cou de sa victime, le perroquet de la jeune rousse, griffant, au passage, la joue de cette dernière. Tout à coup, elle entendit un cri…

«….NON!!!!!!»

Le cri perçant du rapace de Thybalt fondant sur Chanty sortit le jeune Serpentard de sa rêverie. Mais à peine avait-il entrouvert la bouche, avant même que le moindre son ne puisse en sortir, son Harfang s'éloignait déjà dans les airs avec le perroquet coloré entre les serres, allant se poser sur un des murets de pierre du chemin. La Gryffondor s'écria, paniqué.

«Inis, ho! Non!...Thybalt!... Ton hibou!!!!»

Il ne dut pas comprendre ce qu'avait fait son volatile, car le vert et argent se rua sur la rouquine, pensant peut-être que son animal lui avait volé un bijou ou quoi que ce soit d'autre. Il ne se doutait pas qu'il s'agissait en réalité du perroquet de la jeune femme et qu'il servait de petit déjeuner à son rapace.

«Est-ce que ça va ?», lança-t-il d'une voix un peu blême, s'inquiétant de savoir si l'oiseau n'avait pas blessé la jeune rousse.

Eh bien, oui, il l'avait blessé au visage ce maudit rapace, mais lorsque Chanty reprit ses esprits, après la stupeur d'avoir vu Inis être proie du harfang, elle repoussa Thybalt furieusement et se releva tout en prenant sa baguette. Elle pointa rapidement l'oiseau agresseur et lança un Vera Verto sur lui afin de le transformer en verre à pied et qu'il lâche son petit perroquet innocent. En aucun cas elle ne voulait faire de mal au harfang. Après tout, il ne faisait que ce qu'il avait à faire et il était clair que le jeune homme l'avait très mal éduqué. Mais elle voulait seulement lui faire lâcher prise.

Mais c'était sans compter sur la réaction du stupide Serpentard qui croyait que la jeune femme s'en prenait à son oiseau sans raisons apparentes. Il lui donna une poussée et le sort fut dévié de son objectif premier.
À ce moment, un jeune homme arriva comme la rouquine lançait le sort tout en se faisant pousser par Thybalt.

« Mais qu’est-ce qu’il se passe ! », maugréa-t-il.

Non seulement le sort bifurqua du harfang, mais il atterrit sur… sur….oh non! Oh! Non! Tabris! Merde! Il ne manquait plus que ça! L'autre Serpentard, qui n'était jamais bien loin de Thybalt, reçut le sort…enfin la moitié du sort, et ses jambes et ses hanches furent transformées en demi-verre à pied. Quel bordel!

Elle se passa la main dans les cheveux et le cou, et en ressortit tachée de sang. Trop choquée, elle regardait sa main avec un air ahuri et regardait le hibou du vert et argent grignoter son perroquet. Les larmes aux yeux, impuissante, elle ne pensa même pas à aller vers Tabris pour voir si ça allait.

Thybalt regardait d'un air affolé vers sa chouette et, lorsqu'il vit que son harfang n'avait rien, soupira de soulagement sans aucune pitié pour Inis qui criait de douleur sous les coups de bec du rapace. Et soudainement, comme si  Chanty venait de faire le pire des affronts à son volatile, le visage de Thybalt vira au rouge et il se mit à hurler contre la jeune fille dans sa langue natale, le polonais, probablement des insultes qu'elle ne comprit pas sur le coup, mais sa tirade se termina en Français et, cela, elle l'enregistra très bien.

 «Espèce de grande conne de moldue à moitié infirme!»

Et ce ne fut pas tout, Chanty le vit sortir un couteau suisse magique de sa poche et se ruer vers elle.

Tellement saisie par l'injustice des évènements, où il semblait l'accuser de tous les maux alors que c'était sa saleté de rapace qui s'en était prise à son perroquet et qui l'avait blessé par la même occasion, elle n'eut aucune réaction, si ce n'était de Tabris qui, heureusement, avait retrouvé sa forme normale en se lançant le contre-sort. Il fut debout en un instant et empoigna le Serpentard qui avait complètement perdu l'esprit, il l'aurait poignardé tout bonnement.


Thybalt stoppa net sous l'emprise du grand Serpentard et tout à coup offrit ses excuses….au jeune homme.

«Je suis désolé Tabris... Je... Elle allait tuer Łączącej cette... folle ! Je m'excuse que tu te sois pris un...dommage collatéral.», articula-t-il. Et elle, là-dedans? Rien, pas une once de remords devant ce qu'il avait failli lui faire, aucune excuse pour son oiseau qui criait toujours et Chanty, en larmes, spectatrice de ce carnage gratuit, ne pouvait rien pour lui.
Le grand aux cheveux mauves se détourna de son copain de maison et courut vers le rapace qui s'était posé sur le muret et lui arracha le petit perroquet, qui avait cessé de crier. Le prenant doucement dans ses mains, il revint vers la rouquine et lui remit un Inis flasque et ensanglanté.

« Désolé… je crois qu’il a été un peu grignoté sur les bords ! C’est triste ! », s'exclama-t-il. « Mais peut-être que tu arriveras à le sauver si tu l’emmènes à Hagrid, qui sait ! » Chanty ne pouvait articuler aucune parole ni aucun son. Tout ce qui repassait dans sa tête, c'était le *un peu grignoté* prononcé par le garçon. Les Serpentard n'avaient donc aucun cœur?


Elle revint à elle et, sans plus se préoccuper des deux garçons, elle se mit à courir vers la cabane d'Hagrid…

dimanche 17 juin 2012

☼Le temps des vacances.☼



Enfin, sa première année était terminée. Chanty se trouvait dans la grande salle en compagnie de Déforaugue, Leroy, Taris, Kritos, Camille et quelques autres, dont Miadalla qui se trouvait entre Défo et Satanel,  et Alana, qui  était plus vieille. La cérémonie étant terminée, la petite bande d'amis des différentes maisons s'était regroupée avant de partir en vacances.  Tari et Kritos discutaient bien sérieusement entre eux et tout n'avait pas l'air d'aller au mieux pour eux, mais la rouquine ne les dérangea pas. Ses deux amis passaient l'été ensemble dans leur famille. Les jolies oreilles de chats de Kritos frétillaient et les oreilles pointues d'elfes de Tari bougeaient gaiement à contre-sens. La rouquine les trouvait  géniaux. Ils avaient été d'une aide précieuse cette année pour l'aider à s'adapter à la vie de sorcière et, même s'ils étaient de quatre ans plus jeune qu'elle, elle les adorait déjà. Ils étaient comme la petite sœur et le petit frère qu'elle n'avait pas. Ils finirent par se lever et vinrent dire au revoir. La rouquine se leva et les serra dans ses bras.

«Oh! Vous allez me manquer cet été, passez de bonnes vacances et rapportez-moi un petit souvenir à la rentrée.»

Comme un vieux couple, ils répondirent en même temps et la même chose, ce qui les fit tous rire.

«Promis Chanty». Et Tari ajouta, après le petit instant d'hilarité: «Et toi, rapporte-moi quelque chose de la collection de ta mère.»

«Promis, je ne t'oublierai  pas, maman sera enchantée de savoir qu'une jolie sorcière s'intéresse à ses créations.»

Les deux amoureux quittèrent la grande salle et Chanty se rassit, faisant face à Déforaugue, Miadalla et Satanel. Leroy avait suivi le petit échange avec un sourire moqueur.

«Promis, maman sera enchantée que les sorciers s'intéressent à ses collections» Il la taquinait et la petite rousse lui donna un petit coup de coude avec son bras plus court.

«Oh! Ça va! Arrête de te moquer de moi, je suis de sang mêlé et tu n'y peux rien, et je n'ai dit que la vérité, ma mère ne vient jamais ici, elle n'a pas le temps alors de voir que ses œuvres traverseront la…frontière la ravira.»

Leroy éclata alors de rire. «Arrête, je te taquine voyons.» Il lui ébouriffa les cheveux comme à une gamine.

Étrangement, le grand blond Serpentard la considérait un peu hautainement mais, en même temps, ils avaient appris à se connaître et, au final, Chanty et lui s'entendaient plutôt bien, malgré  son ventre qui la travaillait à chaque fois qu'elle le voyait. Était-elle amoureuse? Elle ne le croyait pas, pensa-t-elle avec un petit regard vers son jumeau capillaire, mais le jeune homme la fascinait. Elle ne savait pas grand-chose de lui, il ne se livrait pas beaucoup, mais la jeune femme respectait cela et, au fond, elle n'avait pas besoin d'en savoir plus.

À ce moment, Tabris et Thybalt arrivèrent à leur table et se mirent derrière Leroy et elle. Chanty se retourna légèrement, mais assez pour voir le regard dédaigneux de Tabris et celui hautain de Thybalt. Décidément, ces deux-là, elle avait bien de la difficulté à endurer leurs airs supérieurs. Durant toute l'année, elle s'était disputée la première place en classe avec le Serpentard, qui passait son temps à regarder son bras avec un air  qu'elle n'était pas capable de définir, et ayant toujours une jolie réplique à faire en classe afin de l'abaisser devant les autres. Et Tabris, qui était plus avancé, la méprisait pour elle ne savait trop pourquoi. Elle le lui rendait bien alors, ayant moulé son comportement au sien. Bien sûr, ils étaient là pour ramener Leroy dans le droit chemin, c'est-à-dire avec sa bande de Serpentard. Celui-ci se leva et se tourna vers la rouquine, qui resta assise.

«Bonnes vacances, Gyffondor!» Puis, il disparut avec les deux autres. 
Chanty en vacance


La Jeune femme soupira et se retourna. Il ne restait que Défaurogue, Miadalla et Satanel, qui n'étaient pas partis avec ses amis Serpentard. Chanty se demandait bien pourquoi d'ailleurs, mais le garçon à l'air sombre ne semblait pas avoir envie de les suivre. Le jeune homme aux cheveux longs, rouges avec des yeux violets, était un peu trop étrange pour la Gryffondor. Pas qu'elle en avait peur ni qu'elle ne l'appréciait pas, mais, il ne l'attirait pas. En fait, elle voyait plutôt Miadalla et lui se lancer d'étranges regards que la petite rousse ne prit pas le temps d'analyser, car son cœur venait de faire un petit bon. Son jumeau capillaire venait de lui parler.

«Et toi, Chanty, que fais-tu de tes vacances?»
                                                                                               
«Oh! Moi, je retourne à New-York avec ma mère, je vais l'aider à terminer sa nouvelle collection et assister au défilé.» Elle eut un petit rire doux et grave. « Je vais sûrement revenir avec une garde-robe entièrement nouvelle pour cette année.»

Lui aussi, elle avait appris à le connaître, et son cœur flanchait à chaque fois qu'elle se retrouvait en sa présence. Heureusement, elle avait appris à camoufler ses rougeurs en baissant la tête, sa lourde chevelure rousse lui cachant le visage. Elle devrait fermer son cœur, car le rouquin n'avait de yeux que pour sa petite amie Miadalla.
Tant pis, il faudrait bien qu'elle s'y fasse et, après tout, ils étaient quand même devenus de très bons amis.
Il sourit à ses paroles et la taquina gentiment.

«Hé! Bien, j'espère que ta mère changera un peu ta mode…» Il lui tira la langue. Il était vrai qu'il ne s'en cachait pas. Sa garde-robe médiévale, il ne la trouvait pas très classe.

Chanty se mit à rire gaiement, mais l'heure était venue de partir, son père l'attendait aux portes du parc de l'école et, malgré qu'elle n'avait pas très envie de mettre de la distance entre son ami et elle, elle devait partir.
Elle se leva avec un soupir, mais répondit tout de même avec un sourire.

«Hé! Bien! Je dirai à ma mère que tu apprécies beaucoup ses créations.»

Elle lui fit un petit clin d'œil et il se leva, prit appui sur la table de sa main et  vint lui faire la bise sur les deux joues.

«Passe de belles vacances, Chanty», dit-il avec un sourire.

«Toi aussi, Défo», répondit-elle en fermant les yeux un instant.

Elle prit son petit sac à dos, se le mit sur l'épaule et elle quitta la grande salle sans un regard en arrière. Dans sa précipitation, elle n'avait rien dit à Satanel, ni à Miadalla.